Varron, Ling. laL, v. 124; Apul., Afol,, p. 43i
aux deux colonnes qui ornent Tune des deux maisonnettes de terre cuite découvertes à Idalie et maintenant au Louvre. Quant aux chapiteaux en particulier, on en voit au Louvre (salle du vase d'Amathontc) deux grands, qui ont dû s'adapter à des pilastres carrés et qui donnent une idée de la traduaion architecturale du lotus dans Tîle de Chypre.
Le péristyle occupe près de la moitié de la surface intérieure de la patère. Il représente, je pense, la seule partie d'une cella où pouvait avoir lieu la danse; aussi la voyons-nous occupée par les danseuses. L'espace occupé par la déesse, les musiciennes placées derrière elle, l'emblème, la femme au sistre et la table d'offrandes, me paraît figurer le sanctuaire.
Les anneaux qui entourent les troncs à leur milieu et près du chapiteau, à l'endroit nommé hypotrachelium^ ne sont point de simples ornements. Inutiles si les colonnes eussent été de pierre, ils devaient être indispensables à des colonnes de bois comme me semblent l'être celles-ci ' . Au haut du fût, ils l'empêchaient d'éclater comme cela se pratiquait encore au temps de Vitruve * ; au milieu, ils empêchaient les fentes longitudinales de se produire.
II. En résumé donc, la déesse et l'emblème, la table aux deux vases et la femme au sistre indiquent une cérémonie religieuse et la présence d'une prêtresse; les neuf musiciennes ou danseuses sont également des prêtresses figurant le cortège sidéral d'Astarté. Tout cela est la mise en scène du culte phœnico-idaliote et la révélation d'un de ses curieux détails.
Si, d'un autre côté, on considère qu'un centre religieux im-
1. Si des colonnes soutenaient les charpentes des temples chypriotes construits en mattons, Tabscnce de tronçons et de chapiteaux de pierre dans les ruines fait croire forcément que ces colonnes étaient de bois. Les colonnes armillées que
Ton retrouve en Egypte semblent cire la réminiscence des piliers primitifs en bois cerclés d*anncaux.