Suidas, V. Priap
8. Macrobe, loc. cit., c. xvii ; ^Elian., De animal,, lib. I, c. ci.
le soleil printanier, jeune et n'ayant rien produit encore, comme l'indique le doigt sur la bouche, geste d'Har-Pe-Krati. De sa tempe gauche part une corne, celle d'Ammon : il est le soleil qui éclaire l'occident de l'Egypte, la Libye, et il regarde Nefté. Nefté, c'est Isis vierge (on le voit à son sein), le sol du désert non arrosé, la Libye et ce rivage marin de Canope ' où Osiris- Nil a furtivement exercé son action fécondante. Nefté est ici en opposition avec Isis mère, et les plumes d'autruche qu'elle tient et qui sont probablement Temblème du vent du désert font antithèse avec les lotus de sa parèdre ; tournée vers Horus, elle semble faire appel à son influence bienfaisante, et rappelle ainsi le vers de Virgile :
Vcre tument terras et genitalia semina poscunt.
{Géorgiques, liv. II, v. 324.)
Enfin, le groupe qui suit paraît être une répétition de celui du scarabée.
Toute cette portion de patère que je viens de décrire traduit évidemment une croyance hybride égypto-phénicienne, reflet de Torigine et des mœurs d'une certaine nationalité. Et celle-ci, vu son caractère rien moins que tranché, doit être cherchée dans l'île de Cypre. Or, Etienne de Byzance nous l'indique, c'est Amathonte elle-même : « Très ancienne cité de l'île, dit-il ^. On y adore Adonis-Osiris. Les Cypriotes et les Phéniciens la font égyptienne. » D'après cela elle aurait représenté l'élément éthiopien des premiers colonisateurs dont parle Hérodote ^. — Les riches mines de cuivre et les vins renommés du territoire d'Amathonte* durent amener de bonne heure entre cette ville
I. Plut., j> /siie ^/ Osiride, c. xxxviii, éd. Didot. 2« Steph. Byz., v. *A(iaOcu;.