licrodotc, liv. V, ch. cm
Le siège, la défense et la délivrance d'Amathonte concordent exactement avec le sujet gravé sur la patère.
En effet : i* La forteresse attaqués, et dont la tour de droite semble assise sur des rochers, domine une ville dont on voit les maisons au pied des murs. Or Amathonte présentait une même disposition : « Ensuite est la ville d'Amathonte, et au milieu est une citadelle nommée Palœa, puis le mont Olympe pareil à une mamelle '. » — 2° La défense est soutenue par des archers de costume asiatique et des piquiers dont Tarme ressemble à la sarisse macédonienne, et dont les casques à cimiers et les boucliers sont grecs. Je vois en eux des auxiliaires non mentionnés dans Thistoirc, peut-être des soldats de ce Stésénor, roi de Curium, dont la trahison causa, peu après, la défaite d'Onésile et de ses alliés ^. Les guerriers dont les têtes paraissent au-dessus des courtines n'ont pas de coiffure et semblent égyptiens. — 3" Nous voyons concourir à l'attaque, d'abord, des guerriers que leurs casques à cimiers, leurs boucliers armoriés, leurs tuniques, font reconnaître pour Grecs ; puis des hommes montant à l'assaut et dont le costume et les petits boucliers sont évidemment africains. Ce sont, je pense, des Cyrénéens. Deux pionniers, à gauche, cherchent à les protéger, par un abatis d'arbres, d'une attaque de cavalerie. N'est-ce point là l'armée toute grecque d'Onésile? — 4" A droite, un bige sous les chevaux duquel court un chien, deux cavaliers (égyptiens quant à l'équipement, mais non quant au type) et quatre archers asiatiques, et, à gauche, deux cavaliers (archer et lancier) accourant au galop, semblent vouloir attaquer non les murs de la place^ mais évidemment, bien plutôt les assiégeants. C'est l'armée d'Artybius.
Le cercle de croisillons entrelacés de ces tQuffes de franges
1. ...eiT* *A|Mi6oû; ic6).i; xal iiexo^ ycoXi/vt), llvXaià xaXouyisvY); xal^ôpo; [kOLozoïiZii', ^Xvt&icoc. Strabon, liv. XIV, ch. in.