‹ Monuments antiques de Chypre, de Syrie et d'ÉgypteChapitre 7 sur 99 · Cf. Jablonski, Panth. ég,^ liv. III · texte numérisé non relu

Cf. Jablonski, Panth. ég,^ liv. III

3. Aussi le rcpréseniait-on mi-parti noir et blanc (Apulée, liv. H), et lui immolaic-on un coq tanlôt blanc, tantôt roux (Plut., rft* Isid^, 'm).

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grecque. Les personnages de la chasse sont grecs, mais les arbres et les animaux sont d'école asiatique. Le chariot, Tattelage. les guides, le harnachement, sont d exécution assyrienne, sincère et soignée. Enfin le banquet rappelle d'une façon frappante cet art de l'Asie Mineure que nous retrouvons dans les monuments étrusques déjà cités.

Ce que j'ai dit précédemment sur Tart chypriote se trouve ainsi confirmé par le monument d'Athiénau, et peut se résumer ainsi : L'art chypriote a subi toutes les influences des divers dominateurs de Tile, Phéniciens, Assyriens, Perses, Grecs, Romains. Il n'a d'original que le type des figures qui est, lui, autochtone, et a disparu des monuments seulement à répoque de Thellénisation définitive de Tile, au temps d'Alexandre.

En résumé, si dans ces quatre bas-reliefs le faire et le style sont tout assyriens, la composition générale, la vie et le mouvement des scènes, la largeur et le dégagé d'allures des personnages, leurs costumes, sont plutôt anatoliens et grecs. Peu d'archaïsme dans les figures. Tout indique, à mon sens, dans le monument, cette date de transition que l'on peut fixer à la moitié du y* siècle avant J.-C. D'un autre côté, il est à considérer que les plus belles et les plus nombreuses statues trouvées jusqu'à présent dans l'île appartiennent à cette époque, probablement la plus marquante <le toutes dans l'histoire de l'art chypriote. Je reviendrai là-dessus quand je parlerai du temple et des statues d'Idalie.

J'ajouterai, pour terminer, que la simplicité et la beauté des lignes architecturales du sarcophage d'Athiénau, la recherche et le fini du travail des bas-reliefs, le talent dont ils portent le cachet, et, d'autre part, les lions accroupis dont est cantonné

le couvercle \ me portent à supposer que ce monument était la sépulture d'un personnage considérable, peut-être d^un prince ch\'priote.

I. La présence des lions n'est cependin: pas ici un motif suffisant pour donner au monument une aitribution pnncijre. Le lion, en e^ct, n^ctait pas seulement un emblème royal, il avait encore un sens funèbre et était comme tel un synm^ Me cjrbclique. En effet, le général de Cesnola, dans ses fouilles les plus récentes, a découvert de nombreuses s:cles îuncra:res à personnages, presque toutes de médiocre ou mauvaise exccutÎDn, et sur:T:or.u:es so!t de deux lions accroupis et acculés , soit d'un seul lion accroupL Souvent sous le ou les lions est représenté le mihir ou globe ailé, ou le croissant, renversé, avec un disque dans sa concavité. (Cf. les chapiteaux chypriotes du Lou^xe..

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