‹ Monuments d'antiquité figurée (volume 2)Chapitre 6 sur 7 · PI · texte numérisé non relu

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='° Pollux, Onom., VII, 46, el'ôr] ôà laÔTixwv , àvSpixÔiv [xh , y^^l»-^^- l-)ans un fragment d'Antiphane, cité par Pollux, On., X, 62, un guerrier est représenté )(^Xa{xuSa îtal 'k6'^jr\^ à'^wv. C'est aussi l'équipage que Plante donne à un soldat dans le Marchand. La chlamyde est encore rapprochée de la lance dans un fragment du Misogyne de Ménandre cité par Pollux, X, Segm. iSq. Cf. ^lian. V. H., XIV, 10.

( 57 ) (Tcoûirv) ^") ; d'autres enfin n'ont aucun vêtement *^^. Apollon lui seul est représenté avec la jkcdvoL ou grand manteau qu'on jetait sur l'épaule et dont on s'entourait le corps ^*^.

Tels sont les seuls vêtements que l'artiste ait donnés aux Athéniens et aux Lapithes dans tout l'ensemble de la frise. Trois fois seulement il s'est écarté de cette loi également suivie dans les métopes du Partliénon et sur la plupart des monuments dont nous avons eu occasion de parler, et encore peut-on expliquer ces exceptions soit par la nécessité de faire reconnaître un personnage, soit par quelque exigence de l'art. Le premier exemple de cette infraction nous est offert plaque 9 , où un guerrier, d'un âge mûr et portant une longue barbe, est revêtu d'une tunique à manches courtes (jç^itwv) ^^^ , recouverte d'une cuirasse de peau {qtz^Acilc, ^^^), et tenant dans sa main gauche une chlanis. J'ai cherché plus haut à expliquer les singularités que présente le costume de ce guerrier ; et lors même qu'on repousserait mes conjectures assez aventureuses, j'en conviens, on m'accordera toujours , je l'espère, que l'artiste, ici, comme à la plaque 17, a voulu désigner un personnage connu et dont quelque poëme ou quelque tragédie faisait mention.

La seconde exception se rencontre plaque 12 : on y voit deux Athéniens portant l'exomis (s^wpç) ou tunique qui laisse à découvert

*" Hesych. ITopTrY)' ô àvo-^EÙç t^ç àffiriSoç . . . •?) cptSXa xai t^ç yXavtôoç (lej;. j^XafxuSoç) Y) TTEpovY]. PoUux, Onoin., VII, Segm., 54, v] §£ TropTry) xaroc xà cxspva

IviqTTTETO.

*^^ Hesych. XXaïva* )(^Xa(xuç (leg . j^Xaviç), 7^, ifjLaxiov j^sifxeptvov. Suicl. XXaïva • xo Tiixyy xai 5(^£i[X£pivov î(jt.dtxiov , Tiapoc xo y\iy.ao). Il y en avait de doubles ou de simples. Voy. Poil., On., VII, Segm. 47. ''' Pollux, On., VII, 44 et 46.

Hesych. STroXaç* -^ixwviaxoç . . . cxuxivo;, ô ^upcivoç Ôcopa^. Phot. Lex. Stto- Xaç* Sepfxaxiov IcpaTCxwSsç, irpoç xàç Iv TroXejxw (>.ayaç j^pr^at{xov. Poil,, Onom, VII, 70, SiroXàç û£, ôwpa^ Ix âEptxaxoç.

JHon. de Moi: 3

l'épaule droite et le sein droit ^^^. La raison en est , je crois, facile à donner : comme dans ce tableau, sur cinq personnages, figure seulement une Amazone, l'artiste, pour éviter trop de nus , a cru devoir habiller deux guerriers sur quatre, et il a choisi ceux que la fortune des armes avait respectés , afin de réserver les ?ius pour le mort et pour le blessé , qui lui offraient plus de moyens d'exercer et de faire ressortir son talent.

Enfin nous trouvons encore un guerrier vêtu et cuirassé, plaque 17, dans le combat des Centaures. Comme le guerrier de la plaque 9, il porte une tunique; mais les manches en sont plus longues ^^7. Comme lui aussi il est revêtu d'une cuirasse; mais cette cuirasse n'est pas en cuir, elle est d'airain et de deux pièces (GwpaÇ (JTa^io;)^^^ ; et comme tous les muscles , toutes les formes , le nombril même , y sont indiqués, peut-être convient-il de lui donner le nom de Gcopa? opLcpaXwToç ^^9.

Nous ne parlons pas de la plaque 1 1 qu'on ne peut regarder comme une exception , sous le point de vue qui nous occupe , puisque le guerrier vêtu qu'on y rencontre paraît porter un costume complet d'Amazone , et peut être rangé par conséquent dans la classe de ces héroïnes.

Dans toute la série de tableaux que présente la frise , quatre guerriers seulement ^^° paraissent avoir porté des sandales, des cothurnes •ou des brodequins. Ces chaussures sont uniquement indiquées par les semelles, et par la non-exécution des doigts de pied. M. Stackel-

^'^ Poil., VII, i3. 'E^ca|J.iç ... xai j(,iTwv ETEpofxàtT^^aXoç. Cf. Schol. Aristoph. Vesp. 442 , et Periz. ad ^Elian. V. H., IX, 34.

^'^ M. Stackelberg donne à cette tunique le nom de /ixwv j^eipiSoixoç, Pollux, On., VII, 58; celui d'à{ji.cj>i[jiaa)(aXoç lui conviendrait également. Cf. Poil., On.,

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