XXXIII
"7 Mus. Etr. vol. III, cl. III, tab. XXI, fig. 2,
IÎ8 Voyez note 335.
'^9 Op. cit. ser, I, tav. XXXIII.
( '7'^ ) Il ne faut pas confondre avec les mariages funèbres le sujet de la septième urne, dont il me reste à parler, et dont j'ai également trouvé la copie dans les Monuments étrusques de M. Inghirami 34°. On y voit le mort à cheval et le bras droit élevé, venant à la rencontre d'une femme et d'un homme ayant au milieu d'eux un enfant derrière lequel est l'arbre, emblème des îles Fortunées. L'artiste a sans doute voulu représenter le mort retrouvant sa famille qui l'avait devancé dans le séjour de l'éternelle félicité.
Peut-être est-ce une scène semblable que nous offre un marbre du musée de Vérone ^^i^ où l'on voit un homme à cheval, vêtu de la tunique et de la chlamyde, s'approchant d'un autre homme debout qui, le bras droit en avant, semble lui adresser la parole.
Je crois devoir encore rattacher à la classe des monuments qui représentent l'arrivée du mort aux champs Élysées, deux vases peints du recueil de M. de Maisonneuve.
Le premier ^4^^ dont le dessin est d'une pureté et d'une élégance remarquables , représente un jeune homme enveloppé , comme le sont les morts sur les urnes étrusques, dans un manteau qui lui couvre les bras. Il est monté sur un cheval qui se cabre à l'approche d'uiie victoire ailée, qui, tenant une bandelette dans la mam gauche, vient, sans toucher le sol , présenter de la droite une couronne au cavalier.
Sur le second '^43^ dont le travail est beaucoup moins pur, le cavalier nu a mis pied à terre, et s'approche d'un autel, sans doute pour y offrir un sacrifice. Il tient en bride un cheval qui recule , effrayé à la vue d'une femme ailée qui plane au-dessus du sol, ayant dans chaque main une bandelette, et présentant au
^'i» Op. cil. ser. I , tav. XXXIV.