VI. Sacrifice offert par le mort aux divinités infernales
Les monuments de ce genre sont assez nombreux, mais presque tous, bien que reproduisant la même scène, offrent des détails assez distincts pour qu'il me semble nécessaire de ne point me borner à en citer un seul. Sur le plus grand nombre le mort arrive à cheval près d'un autel sur lequel la flamme est allumée. Non loin de là est un arbre, assez ordinairement un cyprès, autour duquel un serpent est enroulé. Quelquefois le monument n'offre que l'autel ou que l'arbre, quelquefois aussi il a un caractère astrologique. Assez souvent une inscription est jointe au bas-relief.
De tous ceux que j'ai recueillis, le plus anciennement connu est un marbre du musée de Vérone ^^', provenant de Smyrne , et publié, pour la première fois, par Ch. Patin ^^^ qui y a joint un commentaire chargé d'une érudition un peu indigeste, et souvent malheureuse, surtout sous le rapport étymologique. Dans l'angle droit du marbre on lit ces trois lignes :
A0M0YPAI05
HPAKAAIETflNK
HPn5
Ao(u)tiO(;) Moupàtoç Hpa)c);àç à'Twv /.', vipcj;. Lucius Murdius Hercule , âgé. de vingt ans , héros.