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Nous avons du laisser à Pécari une quanti lé considéra Me de productions mentionnées par les historiens, nous dc\rons également omettre beaucoup <1 artistes qui brillèrent axant et après la glorieuse carrière de Rubens. Il en est cependant deux (pii ne sauraient (•Ire passés sous silence, tant ils s’élèvent au-dessus de la foule : le Flamand Jean de Pologne et le brabançon François Duquesnoy. Tous deux eurent ce trait commun ( J 1 1 ’ i I s vécurent, moururent et s’illustrèrent en Italie; mais là s’arrête I analogie, et le caractère, comme le goût, révèle plus toi en eux un contraste. Le premier, \il, ardent, impétueux, et non exempt de manière dans sa puissance même, s attire celle réprimandé de Michel-Ange : « Il faut, jeune homme, concevoir et raisonner son ouvrage axant de vouloir le .finir. » Le second, réfléchi, patient, contenu, rarement satisfait de lui-même, adresse au contraire ces mots à ceux qui le pressent d’achever: « Vous croyez mon travail terminé, parce que vous ne pouvez entrevoir le modèle que j’ai dans l’esprit et (pie j’essaye en vain de copier. » Ainsi opposés de tendances, tous deux arrivèrent néanmoins au premier rang, et l’un par l’énergie et le mouvement, comme l’autre par le moelleux et le charme non encore égalé de ses compositions, se placent dignement à la tète des sculpteurs belges.
Si maintenant l’on veut revoir d’un coup d’œil la roule trop rapidement parcourue, l’on apercevra trois phases principales. L’art se consacre d’abord à Dieu : artistes pieux, œuvres mystiques et chastes. Plus tard, la force matérielle domine la puissance morale, les abus de pouvoir éveillent les aspirations de liberté : l’art, devenu instrument politique, revêt un caractère de réalisme, de révolte eld’im pudicité. Un pas encore : l’esprit d’examen s’introduit, les croyances sont mortes, et uniquement inspiré par la fantaisie individuelle, l’art se refait païen, voluptueux et sensuel.
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