L’HÔTEL DE VILLE
Dans la plupart «le nos villes, comme dans celles de l’ancienne Grèce, la place publûpie «‘si le lieu des grands événements; c’est l’arène ouverte aux discussions et aux émeutes, c’est le terrain réservé aux fêtes et aux exécutions. Plus que toute autre peut-être, la grande place de Bruxelles est riche de pareils souvenirs; elle a vu toutes les convulsions de la tyrannie, elle a été témoin de tous les agrandissements «le la liberté. Dès que la bourgade se transforme en ville, elle en devient le foyer, l«‘ centre d’activité; autour d’elle se groupent l’alimentation «* I l’industrie : les halles au pain, à la viande et aux draps. E11 1299, quelques franchises sont déjà obtenues : la commune a «les jurés, partageant dans une certaine mesure les attributions d«*s nobles éehevius. Cependant ees échevins n’ont pas encore pignon sur rue : ils tiennent leurs réunions un peu au hasard, tant«'»t dans un cimetière, tantôt dans une habitation. La ville continue à s’étendre, le luxe augmente, l’industrie prospère. Les prodigalités des puissants seigneurs descendent comme «les courants fertiles jusqu’au sein du peuple. Celui-ci «levienl. riche à son tour, et bientôt des lois somptuaires viennent régler ses fêles <‘t ses dépenses (i3 décembre 1899). Les vilains possédant beaucoup, on leur vend des privilèges; leur richesse fortifie graduellement leur puissance, et enfin, alors «pie le «piinzième siècle s’ouvre, le moment est venu pour eux d’édifier la maison communale.
En 1 4 o 1 , on met la main à l’œuvre. L’aile orientale entre la tour et la rue de l’Etoile s’élève. Elanquée d’une tourelle et couronnée de créneaux, elle présente, «I11 coté de la rue, l’aspect «l’un château fort : les habitations «les nobles, les monuments civils avaient tous alors cette apparence guerrière; la vie était un combat, la société une mêlée. Du coté de la place, celte même aile forme une galerie ouverte et supporte une plate-forme appelée LA BRETEQUE. C’était <l«‘ là «pie se promulguaient les lois <“l ordonnances, c’était de là aussi «pie les damoiselles venaient suivre «lu regard les prouesses «les joutes «'I des tournois.
En i/|o5 , les travaux étaient fort avancés et comprenaient, si l’on en juge par l’identité du style, la base de Ja tour. Pendant les seize années «pii suivirent, la construction , toujours incomplète, «lut néanmoins recevoir un grand développement. Dans une lettre adressée par le comte Philippe «le Sainl-Pol à l’empereur Sigismond,
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-ÔTEL- DE VILLE DE BRUXLlLES