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Déjà dans la seconde moitié du seizième siècle, un \oyagenr allemand, Georges Braun, en voulant louer la cité, constatait sa décadence : tout commerce, disait-il, n’est pas encore anéanti en ces lieux. (NON TAMEN OMIS ES MERCA I LIRA 1 ïlC JACE I . LANIFIC1UM ENIM ET I AN K D1STRACTIQNEM RETINUERUNT.) A peu près vers le même temps (1576), un célèbre voyageur français faisait une description analogue, qui est restée exacte, à quelques nuances près. Le président de Thon, racontant l'excursion qu’il lit à Bruges pour rendre visite à Hubert Gollzius, admire la grandeur des édifices qui ressemblent à autant de forteresses ou de palais, les canaux multipliés, les ponts de pierre d’où Bruges tire son nom, et qui sont presque aussi nombreux que les rues. « Mais la ville, ajoute-t-il, n’est plus aussi fréquentée; il semble que l’outrage qu’elle a fait, cent ans auparavant, à Maximilien, et qui était resté impuni, ait provoqué une sourde vengeance qui s’avance lentement et sans bruit; le commerce a passé à Anvers avec ses privilèges, et la foule des marchands, diminuant peu à peu, l’a désertée pour le Brabant . »