‹ Monuments d'architecture et de sculpture en BelgiqueChapitre 28 sur 39 · INTÉRIEUR DE L’ÉGLISE DE JÉRUSALEM · texte numérisé non relu

INTÉRIEUR DE L’ÉGLISE DE JÉRUSALEM

Messire Pierre Adornes, bourgmestre de Bruges, et dame Isabelle Bradrix, son épouse, firent construire vers 1 435 , et sans doute en accomplissement d’un vœu, l’oratoire désigné sous le nom d’église de Jérusalem. Dans le désir d’expliquer l’origine de cette dénomination, quelques écrivains ont cru pouvoir affirmer qu’il y avait identité entre l’édifice brugeois et l’église consacrée au saint Sépulcre; ils ont même ajouté que Pierre Adornes fil deux fois le voyage de terre sainte afin de vérifier chaque point de ressemblance entre les deux constructions. 11 se trouve malheureusement que cette ressemblance 11’existe point, et peut-être pourrait-on en conclure que le nom de Jérusalem n’a été donné qu’en actions de grâces, au retour d’un long et périlleux pèlerinage.

Quoi qu’il en soit, l’église offre une physionomie intéressante et distincte des autres édifices religieux appartenant à la même époque. L’architecte s’y est montré novateur; il ne s’est point astreint à suivre les dispositions usitées de son temps. La nef, fort simple, aboutit à un chœur surhaussé , quadrilatère, à pans coupés, et surmonté de trois galeries offrant extérieurement l’aspect d’une tour. Le maître-autel s’élève au-dessus d’une crypte, décorée d’un calvaire, et au centre de l’édifice, 011 voit les statues des époux fondateurs, couchés sur un même tombeau, et reposant tous deux avec la douce sérénité du juste.

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