TABERNACLE DE LA CHAPELLE DU SAINT-SACREMENT
Le tabernacle en bois, dont nous reproduisons la vue, a été exécuté, en 1849, par les frères Goyers, habiles sculpteurs de Louvain. Par le fini délicat de son exécution, il peut être comparé aux plus ingénieux ouvrages construits en filigrane; par le sentiment, par le style naïf des figurines, il continue les meilleures traditions de la statuaire du moyen âge.
La chapelle du Saint-Sacrement fut construite sur le plan de Pierre Van Wyenhoven et sa construction, achevée en i53q, coûta 22,000 florins. Devant l’autel est une pierre sépulcrale, en marbre blanc, qui ferme le caveau où furent enterrés l’archiduc Albert , l’infante Isabelle, Léopold de Bavière et le duc Charles de Lorraine. Quatre fastueux mausolées, notamment celui de Pierre Roose, président du conseil privé, mort en 1676, ornent, en outre, les parois du mur.
Pendant qu’011 travaillait à la chapelle, elle fut successivement ornée de plusieurs vitraux admirables dont les compositions étaient dues à Bernard Van Orley, Coxie , Jean Haeck. Il y avait autrefois sept de ces anciennes œuvres, il n’en reste plus que quatre. Les troubles du seizième siècle endommagèrent ou détruisirent les autres, et l’on sait qu’en 1718 il ne subsistait plus que « quatre fenêtres et demie. » Le cinquième vitrail, qui enrichit aujourd’hui la même chapelle et qui se trouve indiqué sur notre dessin, est une œuvre moderne due à MM. Capronnier de Bruxelles. Elle constate que Part du peintre vitrier, loin d’être ignoré de nos artistes, n’a pas même déchu et, soit comme procédé technique, soit comme style, 11’a plus rien à envier aux époques antérieures.
BRUXELLES