‹ Monuments de L'Antiquite dans L'Europe BarbareChapitre 35 sur 58 · DB LA SIJ188B OCCIDENTALE · texte numérisé non relu

DB LA SIJ188B OCCIDENTALE

giet, de Lausanne , de Chexbres, de Vevey, i'OUon et Es Lez vers La?ey. Une de ces pièces, de la forme d'une na- ?eUe de tisserand, rappelle l'antique pierre è aiguiser des pays Scandinaves. D'entre les haches en serpentine, quelques-unes ont été percées d'un trou circulaire dont la ré^ golarité et le fini ont exigé le secours du métal, tandis qu'il existe des pièces du même genre, percées imparfai* tement par des procédés plus primitifs.

Avant l'emploi général du métal, on se servit de celui** ci pour perfectionner les instruments du premier flge, et, pendant longtemps, l'indigent dut avoir recours aux instruments en pierre. Cette matière étant devenue sacrée entre les mains du prêtre, elle fut employée pendant des siècles nombreux dans les cérémonies du culte, alors que le métal était généralement répandu. Enfin, même après l'introduction du christianisme, on retrouve parfois une hache, une flèche ou un couteau en pierre, déposé comme amulette dans les tombeaux, et, de nos jours, dans plus d'un pays, l'agriculteur conserve encore avec soin quelques-uns de ces antiques instruments qu'il emploie dans la pratique de diverses superstitions.

Sépultures et habitations renfermant essentiellement des instrtmients en bronze.

Dans la plupart des pays de l'Europe, lorsque le bronze est employé pour les ornements, les armes et les instruments tranchants, les tombeaux qui contiennent ces objets présentent un mode de sépulture très différent de celui que nous avons mentionné précédemment. Le plus sou*

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?eat, dans cette nouvelle période, les morts ont été brûlés et leurs cendres déposées dans une urne qu'on plaçait parfois au milieu des charbons du bûcher, après quoi on la recouvrait de pierres ou de terre de manière à former le genre de colline connu sous le nom de tumulus. Dans ces âges reculés, la sépulture étant un acte éminemment religieux, on ne peut douter qu'à Vorigine Tirihumation et l'incinération niaient répondu à des idées différentes sur les devoirs à rendre au défunt et par conséquent à des religions et à des peuples différents.

Si l'on peut constater, à cette époque reculée, l'introduction de nouveaux peuples qui se répandent d'une manière générale en Europe, plusieurs contrées cependant paraissent être restées au pouvoir des premiers occupants. A en juger par les sépultures, la Suisse occidentale est de ce nombre. Il est à remarquer en effet que les objets en bronze qu'on retrouve généralement ailleurs avec l'urne cinéraire et sous le tumulus, ont toujours été découverts dans le pays avec les tombes à inhumation, construites sous la surface du sol et sans aucun signe extérieur qui révèle le lieu de la sépulture. Toutefois, ces tombes ne sont pas toutes pareilles ; les unes, de fort petites dimensions, ont exigé l'attitude reployée du corps du défunt, tandis que dans les autres les morts ont été étendus sur le dos, comme on le fait de nos jours, en sorte que la grandeur de ces sarcophages n'est jamais moindre que celle du défunt. Bien que ces deux genres de tombeaux ne révèlent point par leur contenu de différence sensible d'industrie, il est à présumer que celui qui reproduit le modèle plus primitif dans notre pays, c'est-à-dire l'attitude reployée, a précédé l'autre genre. Nous nous occa-

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