DB LA SUISSE OCCIDENTALE. A
kû% environs de Genève, ooateaa (musée de Genève).
Aux Boîigeries, entre Genève et le Saiëve» lame d'épée (musée de Genève).
Gingins, épingle à cheveux (cabinet de Bel-Air).
Trevelin, près Aubonne, celts, couteaux ^t faucilles (perdus).
Sur les bords de l'Aubonne, dans le vallon de LaPaiU laz des Huguets, ceit (bibliothèque d'Yverdon).
Ste-Croix, celt et pointe de lance, trouvés en exploitant du gravier entre le village et le château.
Dans les tourbières d'Yverdon, couteau en bronze (coi. de M. G. de Boostetten).
Cheseaux, prè6 Yverdon» celts (fondus).
Bevaix^ canton de Neucbâtel, deux faucilles (musée de Nenohfttel).
Tête-Plumet, près Neucbâtel, ce)t (musée de (ieuève),
VcMe-Ruz, celt (musée de Neucbftlai).
Dautres découvertes pourraient être ajoutées à cette liste, mais les renseignements n'étant pas suffisamment précis, il est plus prudent de les passer sous silence ; tou-» tefois, il reste encore à mentionner les débris d'habita^ tions lacustres qui se rattachent à cette seconde période.
Nous avons rattaché précédemment à Tâge de la pierre l'exisienc^ de cabanes construites sur pilotis, el qui s'é^ levaient au-dessus de la surface des eaux , à uoe dis^ tance de quelques centaines de pieds de la rive. Ca genre de construction déjà décrit par Hérodote \ et propre encore de nos jours à quelques populations, a été fort usité par les habitants de l'Helvétie occidentale, pendant
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l'âge do bronze. Tandis qoe les restes des pilotis de la première pétiode sont le plus souvent recouverts de tourbe ou de limon, ceux du deuxième âge sont généralement saillants et mesurent parfois jusqu'à cinq ou six pieds de longueur, à partir de la vase des lacs. Auprès de ces pieux, d'autres, extrêmement usés par l'action des eaux, montrent que ces emplacements ont été occupés pendant des siècles nombreux» et il est probable, que sur plus d'un point les débris des habitations de la deuxième période recouvrent ceux de la première. Ces pilotis, d'essences diverses, mais le plus souvent de cbéne, ont 3 à 8 pouces de diamètre. Leur partie inférieure, poiniue et prise dans la vase, conserve encore la trace des coups de hache. On voit ces pieux, sous 8 à 20 pieds d'eau, plantés par centaines et quelquefois aussi par milliers sur le même emplacement ; parfois , ils sont à peine distants de i à 3 pieds, tandis qu'ailleurs on les trouve beaucoup plus espacés. Nulle part, ils ne présentent d'alignements réguliers S mais, dans leur ensemble, ils sont presque toujours disposés parallèlement à la rive, à une certaine distance de celle-ci, suivant l'inclinaison et le prolongement du bas-fond.
C'est auprès de ces pieux que se trouvent les restes d'industrie qui témoignent de l'époque reculée pendant la quelle on élevait ces constructions. Les débris, de beaucoup les plus nombreux, consistent en fragments de poterie
* J'ai cependant remarqué sur quelques points des pilotis disposés de manière à dessiner des figures réfcutières, mais je n'ai pas encore retrouvé auprès les débris caractéristiques de la période du bronxe. H est évident que bien des pieux ont été plantés dans les lacs, postérieurement & l'époque qui nous occupe et dans un tout autre but que celui de soutenir les habitations.