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en plomb marqués du nom du potier ou du nom des consuls.
Quant au style romain, tous les ouvrages des premiers temps Turent exécutés par des artistes étrusques. Les plus anciens monuments furent donc conformes au style contemporain de Tart étrusque. Il y a parité dans les figures; les attributs seuls peuvent les faire distinguer. — Dès la seconde guerre punique les artistes grecs remplacèrent les artistes étrusques à Rome. La prise de Syracuse fit connaître aux Romains les beaux ouvrages de la Grèce, et ils tournèrent bientôt en ridicule leurs anciennes statues d'argile. L'histoire de Tart romain se confond dès lors avec celle des vicissitudes de Tart grec. On peut remarquer seulement, comme une généralité, que les figures romaines sont plus ramassées, moins sveltes, plus graves et d'une expression moins idéale que les figures grecques.
Les Romains ne firent pas école. On retrouve dans les ouvrages exécutés sous les premiers empereurs toutes les pratiques de l'art grec, une touche ferme et sans recherche, pas de finesse dans les cheveux, mais beaucoup de fierté dans les masses. Sous Adrien, le style se montre plus fini, les cheveux sont plus travaillés, plus unis, plus détachés ; mais en même temps, le style perd du grandiose de la belle époque grecque. Depuis Alexandre Sévère, le style tomba dans une imitation grossière ; on la reconnaît aux sillons profonds tracés sur le front, aux cheveux à longues lignes, aux contours dessinés avec plus de force que de savoir, à l'incertitude des physionomies, à la richesse générale de la composition.
Ce fut surtout après les premiers empereurs que les
Romains exécutèrent des has-reliefs. On les employa particulièrement à l'ornement des arcs de triomphe, des colonnes triomphales et des sarcophages.
Les Etrusques enseignèrent aussi la peinture aux Romains, ils en ornèrent leurs premiers temples. Fabhà peignit le temple de la déesse Salus, et reçut de là le surnom AePictor. Sous Auguste, Marcus Ludius peignit des marines et le paysage historique comme décoration des maisons de campagne. Dans cette partie les Grecs furent encore les maîtres des artistes romains, dont le nombre fut du reste petit. Les victoires des consuls et les rapines des préteurs suffirent pour orner Rome de tous les chefsd'œuvre de la Grèce.
Les Romains perfectionnèrent l'art de faire les mosaï' ques, non sous le rapport du goût et de la composition, mais en ajoutant des matières nouvelles à celles que les Grecs avaient employées. Sylla fit exécuter la première mosaïque dans le temple de la Fortune à Palestrine; elle y subsiste encore en grande partie. Elles devinrent ensuite d'un usage général, et Ton en fabriquait de portatives pour les tentes des généraux en campagne. César en faisait porter une dans ses expéditions militaires. Au temps d'Auguste on employait surtout le verre colorié, et sous Claude on réussit à teindre le marbre et même à le tacheter. Sous le Ras-Empire, on vit à Constantinople des mosaïques en perles et en pierres précieuses. La richesse de la matière était ainsi substituée aux beautés de l'art, qui avait fort dégénéré.
Le nombre des mosaïques qui nous sont parvenues est assez considérable. On en a retrouvé à Nyon, Saint-Prex, Vullierens, Cheseaux, Baugyprès Vevey ; trois à Orbe, dont
Tone est conservée. Deux autres, découvertes par M. de BoDstetten, ont été détruites par malveillance ; des dessins en ont heureusement pu être conservés. Celles d'Yverdon, d'Yvonand et de Cheyres ont été aussi détruites en partie. Les mosaïques d'Âvenches offraient une grande diversité de sujets; des danses, des chasses ou des sujets mythologiques.
Pour juger de la grandeur des monuments romains c'est dans le midi de la France et en Italie qu'il faut en visiter les ruines imposantes. Nulle part on n'est plus transporté dans ces temps anciens qu'en parcourant la ville de Pompéi, devenue colonie romaine sous la dictature de Sytla, et recouverte de la lave du Vésuve l'an 79 de notre ère. Depuis 80 ans qu'on travaille à la déblayer on n'est pas encore arrivé à la moitié de l'œuvre. Cependant on peut y parcourir plus de 20 rues, visiter en détail de nombreuses maisons dont plusieurs sont ornées de riches peintures à fresque. On y a découvert deux forum, deux théâtres, un amphithéâtre et neuf temples. L'enceinte découverte a environ deux milles de tour. A une porte était encore une sentinelle dont on a retrouvé les restes avec ses armes. — Herculanum, qui avait subi le sort de Pompéi fut découverte un peu avant cette dernière en creusant un puits. On y a trouvé des statues en grand nombre, des inscriptions sur marbres précieux, des colonnes d'albâtre, temples, théâtres, palais, portiques, fresques admirablement conservées, mosaïques, en un mot, tout ce qui pouvait faire l'ornement d'une cité, ainsi qu'une foule d'objets divers, et même du pain, du grain et différentes provision de ménage.
C'est dans les collections publiques ou particulières
qu'il faut chercher ce qui reste encore de vases, de statuettes de bronze, d'armes, d'orneoients, d'ustensiles, de monnaies , répandu dans tous les pays qui tombèrent sous la domination romaine. Bien au delà encore, on retrouve de ces objets qui y ont été transportés, soit par le commerce, soit comme butin provenant du pillage.