INTRODUCTION
venus d'Espagne et de la Judée, d'où ils ont été chassés par les persécutions. Les Turcs sont les derniers conquérants du pays, et de leur mariage avec les filles des Mores sont nés les Koulouglis.
A Texception des juifs, tous les habitants de ces contrées professent la religion musulmane, dont ils observent assez strictement les règles.
La Barbarie est une des contrées du monde qui ont été le plus anciennement connues. Dix siècles et plus encore avant notre ère, ses côtes recevaient déjà les vaisseaux des Égyptiens et des Phéniciens. Vers Tan 886 avant Jésus-Christ une colonie Phénicienne vint s'y établir, dit-on , sous la conduite de Didon, fille de Bélus , fuyant la tyrannie de Pygmalion, son frère, roi de Tyr, qui venait de faire mourir son mari pour s'emparer de ses richesses. Elle y fonda Carthage, que depuis le commerce rendit si florissante, et qui disputa si longtemps l'empire et la puissance à Rome, qui osa former le projet d'usurper l'empire de la Méditerranée, en y joignant successivement la Sicile, l'Espagne, les côtes de l'Italie, et peut-être un jour la Grèce.
Lorsque enfin, après ces deux guerres si célèbres par les grands noms de Régulus, d^Annibal et des Scipion, lorsque après cent ans d*une lutte sanglante, en Tannée 440 avant Jésus-Christ, Carthage eut succombé sous les coups de Scipion Émilien, les vainqueurs eurent d'abord à partager cette contrée avec d'autres peuplades; les Mauritaniens, les Numides, les Gétules, les Garamantes, lesMarmarides, les Cyrénéens leur en disputèrent longtemps l'entière possession; enfin elle fut soumise tout à fait, et les Romains la partagèrent en Cyrémique ou Libye pentapole^ Afrique proprement dite, Numidie et Mauritanie. Genséric, à la tète de ses Vandales, leur ravit cette proie en 435. Cependant, cent ans après, l'Afrique fut reconquise par Bélisaire, qui détruisit l'empire des Vandales, par la mort de Gélimer, et la fameuse bataille de Tricameron, à onze lieues de Carthage. La province resta sous la domination des empereurs grecs jusqu'au vu*" siècle. Alors Abdallah , général du calife OmaPy déjà maître de l'Egypte, s'avança à la tête de quarante mille hommes vers les côtes de l'Afrique, et liattit devant Tripoli les Grecs commandés par le préfet Grégoire. Cette première incursion n'eut pas de suites immédiates; mais, en 697, les Arabes revinrent sous les ordres de Mousa-ben-Rosair, lieutenant du calife Walid !•'. Ils trouvèrent dans les Berbersde redoul^ibles adversaires; la conquête s'acheva à grand'peine, et Ton vit ensuite s'élever à côté les uns des autres de petits États possédés soit par des princes indigènes, soit par leurs vainqueurs. Jusqu'au xvi* siècle nous ne trouvons aucun événement bien remarquable, si ce n'est la fameuse croisade que saint Louis paya de sa vie.
Cet état de choses dui*a donc jusqu'au xv!"" siècle, que le territoire compris actuellement dans la régence d'Alger tomba au pouvoir du fameux corsaire Khaîr-ed-din Barberousse, qui fonda cette piraterie qui devait bientôt rendre le pavillon Algérien la terreur des navires chrétiens. Dès lors les côtes d'Espagne et d'Italie furent iofestées des galères de Barberousse, et Charles Quint reconnut la nécessité de mettre un frein aux progrès du redoutable pirate. Un bombardement eut lieu , et,
cootraint de sortir d'Alger , Kbair-ed-din fut tué en combattant aux environs de Tlemcen. Après sa mort, son successeur, aussi surnommé Barberousse, se mit sous la protection de la Porte Ottomane , et reçut d'elle un secours considérable en hommes et en argent. Plus puissant malgré la défaite de son prédécesseur, ses déprédations attirèrent de nouveau les armes de Charles-Quint qui le chassa de Tunis, où il était. Plassen-Aga, qui fut nommé après lui, était plus féroce encore que ses devanciers. Charles-Quint résolut une troisième expédition qu'il commanda luimême; mais Sii flotte fut presque détruite par la tempête; son armée, exposée aux vents et aux pluies, mauqua périr dans les boues, et ce fut à graud'peine qu'il parvint ù la ramener en Espagne. Cette défaite consterna TEurope, tandis que les Algériens reprirent avec plus d'énergie, leurs courses maritimes.
Enfin Louis XJV entreprit de mater ces audacieux corsaires, et trois fois sous son règne Alger fut bombardée et réduite en cendres par Duquesne et le maréchal d'Estrées. Plusieurs fois, dans le courant du xvui* siècle, les Anglais et les Hollandais vinrent les châtier à leur tour. Eu i775, sous le règne de Charles III, l'Espagne fit une nouvelle tentative qui n'eut que l'issue la plus malheureuse. Les navires qui parcouraient la Méditerranée eurent quelque répit au commencement de ce siècle, à cause du blocus continental, lors de la guerre de Napoléon avec la Grande-Bretagne; mais en i8U, la liberté des mers rouvrit le cours des pirateries; les malheureux habitants des côtes d'Espagne, d'Italie, de Sardaigne et de Sicile étaient jour^ nellement exposés à l'apparition des corsaires, qui pillaient leurs propriétés, et enunenaient dans les bagnes d'Alger ceux qui ne parvenaient pas à se dérober par la fuite à cette cruelle destinée. L'année J8i5, vit éclater la guerre entre Alger et les Étals-Unis; l'affaire se termina par un traité que les Algériens ne cessèrent d'enfreindre.
En avril 1816, l'Angleteri^e leur infligea un châtiment terrible, et lord Exmouth vint bombarder Alger et brûler sa flotte jusque dans son port. Aucune expédition, sans excepter celles mêmes faites sous Louis \IV, n'avait jusqu'alors causé autant de mal aux Algériens, mais pourtant elle ne mit point encore fin à leurs brigandages; il était réservé à la Finance d'obtenir pour la chrétienté cette grande expiation. On sait comment elle veugea l'injure qui lui avait été faite en la personne de son consul; le 5 juillet 1830, l'armée française entra dans Alger et le trône de Hussein fut renversé.
Ainsi se trouva anéanti, et pour jamais, ce repaire de pirates qui pendant si longtemps avaient fait trembler l'Europe et imposé aux plus puissants États le plus honteux de tous les tributs.
Des restes nombreux de temples attestent le passage des Romains sur la terre d'Afrique. La misérable bourgade de Djimilah , voisine de Constantine, offre encore
de magnifiques ruines, parmi lesquelles celles d'un temple. On n'en compte pas moins de trois à Sbeitlah, Tantique Suffetula, dans la régence de Tunis. A Qrennah, petit village du Tripoli, et qui a succédé à la magnifique Cyrène, sont deux petits temples souterrains de Tépoque romaine, que des symboles, qui s'y voient encore, indiquent avoir été empruntés plus tard par la religion du Christ. C'est dans la même partie de la Barbarie que se trouvent, à Tolniyûthah, les restes de Ptolémaïs, parmi lesquels est un temple; enfin Cherchell, l'ancienne Julia Cœsarea, présente de majestueuses colonnades, que tout annonce avoir dû appartenir à des édifices sacrés.
Les mosquées sont en grand nombre dans les États barbaresques. A ré|)oque de la cx)nquéte d'Alger, ou n'en comptait pas, dans cette seule ville, moins de dix grandes et cinquante petites; il est vrai que ces dernières ne sont que des chapelles, ou de ces tombeaux de marabouts dont je parlerai bientôt.
Les grandes mosquées sont de beaux édifices rectangulaires, divisés en trois nefs par deux rangs de colonnes. A Textrémité de la grande nef, et du côté de l'orient, est une petite niche ci*eusée dans le mur, à la voûte de laquelle sont suspendus plusieurs œufs d'autruche ; c'est dans cette niche que se met l'iman pour réciter les prières. A côté est une chaire en bois peint, et quelquefois en marbre blanc, d^un travail remarquable, dans laquelle il monte aux époques solennelles. A l'entrée de la mosquée se trouve une fontaine pour les ablutions, et dans toutes les nefs, des chaînes attachées à la voûte supportent des lampes que Ton allume aux grandes fêtes, et pour toutes les cérémonies qui se font dans la soirée. On sait que les musulmans n'ont ni statues, ni portraits dans leurs temples; on y remarque seulement quelques tableaux, placés de chaque côté de la niche, et sur lesquels sont écrits, en caractères arabes, des versets du Coran. Les femmes et les enfants n'entrent pas dans les mosquées destinées aux hommes; mais, dans les grandes villes, il y en a ordinairement une qui leur est réservée. Telle est celle qui s'élève à Alger, près de Bab-el-Oued (la porte du ruisseau).
Les mosquées sont toujours accompagnées de minarets, du haut desquels le muezzin appelle à la prière. Les minarets ont encore une autre destination analogue. On y place des espèces de potences, auxquelles le vendredi on suspend un drapeau vert, qui rappelle aux croyants que cette journée doit être consacrée aux pratiques religieuses , et surtout à la prière publique appelée khoibah.
La mosquée principale d'Alger, celle dont nous. donnons le dessin, était désignée par les habitants sous le nom de Djami; elle est assez simple à l'extérieur, mais à l'intérieur, ses dômes sont soutenus par des colonnes de marbre blanc, dont les chapiteaux ont une analogie frappante avec ceux, bien éloignés pourtant, du temple souterrain d'Indra à Ellora. (Voyez la planche !2.) Chaque dôme est orné de dessins sculptés avec beaucoup d'art, maid dans le plâtre seulement. Des versets du Coran » en caractères sculptés et rehausse^ d'or sur des fonds de différentes couleurs, ornent les quatre côtés du dôme principal et la niche réservée à l'iman. Les parois, dans leur partie inférieure, sont revêtues de faïence |)einte.
Il y avait, comine dans les autres mosquées, des nattes et des tapis sur tout le plancher et sur le bas des colonnes et des murs, où s'adossait le fidèle pour faire sa prière.
Après cette mosquée, la plus belle de la ville est celle qui fut commencée par les captifs chrétiens, en 1790. On ne doit pas non plus oublier le minaret qui domine la rue Bab-el-Oued, et surtout celui de la rueBab-Azoun, Tun des plus élégants.
A Bone, deux mosquées seulement offrent quelque intérêt; la première, par la hauteur et Télégance de son minaret rond, que nous avons placé au milieu du frontispice de ce chapitre; la seconde, par les fragments provenant des ruines de Tantique Hippone, qui ont servi à sa construction. Les colonnes qui entourent la cour de celle-ci prouvent, par la variété de leurs diamètres, de leurs ordres, et des marbres qui les composent, qu'elles ont appartenu à des édifices différents.
Nous trouvons de même deux belles mosquées à Oran; la plus petite est accompagnée d'un minaret carré à quatre étages , tons d'un dessin différent. De même forme, mais bien phis orné, est le minaret de la principale mosquée de Maroc, appelée El-Koutoubia. Cette tour, haute de soixante-sept mètres, remonte à la fin du xu* siècle, et est contemporaine de la Giralda de Sévillc et de \9i Sma-Hassan de Rabath, édifices qui lui sont entièrement semblables, qui ont été construits par le même architecte, Al-Geber, et dont je parlerai plus tard. La mosquée £l-Moazin est la plus grande et aussi la plus ancienne de Maroc; on remarque aussi celles de Beni-Yousef et de Bel-Abbas.
C'est à Rabath, ou nouveau Salé, que se trouve la Sma-Hassan, haute seulement de cinquante mètres.
On compte à Fez un grand nombre de mosquées, toutes surmontées d'un minaret d'environ trente mètres de hauteur; celle de Mouley-Edrys est la plus belle.
La religion, en Orient, en Afrique, comme autrefois en Europe, fut souvent une sauvegarde contre le despotisme. Ainsi, dans l'empire de Maroc, de même que pendant longtemps le furent les églises dans l'Occident, les mosquées, et même les plus petits marabouts sont des sanctuaires inviolables, servant d'asiles aux opprimés poursuivis par la tyrannie du prince et de ses ministres , ou par la brutalité de leurs nombreux agents.
MONUMENTS FI NÉRAIRES.
Les plus anciens monuments funéraires que nous ait offerts la contrée qui nous <M»cupe, sont, sans contredit, quatre cippes funéraires découverts en 4817 par le major Humbert, et qui font maintenant partie du niusi^e de Leyde. On peut voir deux de ces toml)eaux au commencement de ce chapitre (voyez la leUre). Dans l'un d'eux on reconnaît l'influence de l'ail gi'cc; le fronton, les oves, les rosaces qui décorent la partie supérieui*e rappellent le style de la plupart des stèles grecques; mais là s'arrête l'imitation : une inscription, en caractèi*es puniques, une maiu ouverte
GRANDE MOSQUÊR Maroc.
et gravée d'une manière barbare, révèlent l'origine de ce tombeau. Les savants sont loin d'être d'accord sur la signification de ce dernier symbole.
Les uns y ont vu l'action d'une personne qui adresse des vœux au ciel; d'autres une espèce d'amulette qui doit préserver de la malice des méchants les restes ou l'âme du défunt. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'on remarque ce même symbole au-dessus de la porte d'un des édifices composant le palais de l'Alhambra de Grenade, et qu'encore aujourd'hui les Mores d'Afrique, sans même en excepter les chrétiens et les juifs, le font peindre sur leur maison, et le portent sur eux comme préservatif contre les mauvais sorts.
L'autre stèle de notre dessin est décorée d'une couronne entre deux oiseaux, de deux {lalmes et de deux poissons. Une inscription carthaginoise est gravée dans la partie inférieure. M. Albert Lenoir remarque avec raison que ce tombeau a beaucoup d'analogie, par son ornementation, avec ceux des premiers chrétiens. Enfin, sur un autre de ces cippes, on voit un cheval, symbole qui est reproduit sur beaucoup de médailles carthaginoises, et qui semble être un type national. Quant aux inscriptions puniques, elles ont été l'objet de savantes recherches de MM. Hamaker, Gesenias et Etienne Quatremère.
Des tombeaux intéressants appartenant à l'époque romaine se voient dans la régence de Tripoli, à Qrennah, autrefois Cyrène. Tout le flanc de la montagne qui domine les ruines se présente couvert de façades , de grottes et de sarcophages. Dans ces grottes on a trouvé des peintures représentant des jeux funéraires, un cirque, une chasse, etc. L'une d'elles offre dans une série de petits tableaux les différentes phases ou les diverses occupations de la vie d'une esclave noire. La coiffure et le costume des personnages de ces miniatures ne sont pas moins remarquables par la forme que par la couleur. Les longues robes bleues sans agrafes, et les chûles rouges entrelacés avec les cheveux, ou couvrant la tête en manière de turban, offrent une analogie frappante avec riiabillement des modernes africaines, principalement de celles qui habitent le Fezzan.
Ou trouve aussi un grand nombre de grottes sépulcrales à Toukrah et à Massakhit, dans la même contrée.
Nous avons déjà eu occasion de signaler, en Egypte et dans les autres pays musulmans, ces espèces de chapelles nommées santons, élevées sur les tombeaux des hommes regardés comme saints et appelés eux-mêmes santons. Ces saints, aussi bien que leurs chapelles funéraires, portent dans les États barbaresques le nom de M'raboth, dont nous avons fait Marabout. Ce mot est le participe passif d'un verbe arabe qui signifie lier, et on l'applique à ces personnages parce que, par la régularité de leur vie, ils prouvent qu'ils sont réellement liés par les prescriptions de la religion musulmane.
Quelques-uns de ces monuments ont aux yeux des indigènes une grande importance religieuse, et peuvent, par la grandeur, être presque regardés comme des mosquées. Tel est le marabout de Sidi Abd-el-Rahman-el-Tsaalebi, datant de 1469, ainsi que quelques autres qui existent également à Alger, un entre autres près de Bab-el-
Oued. De même que chez certains peuples catholiques, les personnages marquants sont enterrés dans les églises, les musulmans riches ou puissants briguent Thonneur d'être enterrés dans les mosquées ou près des marabouts; on peut voir un de ces tombeaux dans le dessin que nous donnons du marabout de Bouzariah, Tun des plus révérés des environs d'Alger.
Du reste cette faveur est rarement obtenue, et les inhumations se font ordinairement en rase campagne, dans des cimetières qui finissent par usurper un espace considérable, parce que chaque famille a son enceinte particulière entourée d'une muraille, et chaque mort sa place spck^ale. Celle-ci est circonscrite par une petite dalle placée debout aux pieds du défunt, et par une auti*e plus élevée à la tête. On y lit parfois une épitaphe qui commence ainsi : Hada quoubeur d merhhoum^ on d
merhhomah (selon le sexe), « ceci est le tombeau du défunt ou de la défunte »
et les noms et qualités suivent cette formule aussi invariable que notre ct-^. Il n'y a que les tombeaux des grands personnages qui aient des proportions assez considérables. Leur forme est alors celle des marabouts, c'est-à-dire d'un bâtiment carré surmonté d'une coupole.
La particularité la plus remarquable de ces monuments funéraires est l'éclatante blancheur de la couche de chaux qui les recouvre. L'usage de peindre ainsi les tombeaux date d'une haute antiquité, et Jésus-Christ y faisait allusion sansdoute, lorsqu'il s'écriait : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! car vous êtes comme des sépulcres blanchis qui paraissent beaux par dehors , mais qui par dedans sont pleins d'ossements et d'ordures. »
CONSTRUCTIONS CIVILES
Lcgjem, située sur la côte d'Afrique, au midi de Tunis conserve les ruines de la ville de Thysdrus, qui occupa dans l'antiquité cette position maritime. Parmi ses ruines, la plus importante est celle d'un amphithéâtre (voyez la planche) encore presque complet.
La solide construction de cet édifice fut cause qu'il servit longtemps de refuge à des tribus d'Arabes indisciplinés ; une brèche pratiquée dans toute la hauteur de l'édifice ne permet plus de s'y retrancher aujourd'hui.
L'amphithéâtre, composé de trois étages, est di'coré de colonnes engagées. A l'intérieur on voit encore à leur place la plupart des gradins destinés à contenir la foule des spectateurs qui assistaient aux jeux publics célébrés dans l'arène. Ce monument est bien supérieur par son style à tous les auti*es édifices romains qui existent encore dans les États barbaresques, et il doit appartenir à la plus belle période de l'art. On trouve aussi des restes d'un amphithéâtre, moins bien conservé, à Carthage et à Lebdah, petite ville de la régence de Tripoli.
Dans la même contrée, à Qrennah, dans les ruines de Cyrène, existe un stade, formé simplement de plusieurs rangées de bornes, disposition qae je crois sans
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