‹ Monuments de tous les peuples: décrits et dessinés d'après les documents les plus modernesChapitre 2 sur 75 · SYRIE · texte numérisé non relu

SYRIE

Cette opiniou éniise par Wood, en 1757, est aussi celle deBurckhardt qui voyageait en 1810, et qui dit, en parlant des ruines de Balbeck : « Ayant vu les ruines de Tadmor, la comparaison entre ces deux fameux restes de l'antiquité s'offrit naturellement à mon esprit. L'aspect entier des ruines de Paimyre, vues d'une certaine distance, est inûnimenl plus frappant que celui qu'offre Balbeck, mais on n'y voit aucun endroit aussi imposant que rintérieur du temple de Balbeck. Le temple du Soleil, à Tadmor, est sur une plus grande échelle que celui de Balbeck, mais il est rempli de maisons arabes, qui ne permettent à l'œil de saisir rédifice qu'en détail. L'architecture de Balbeck est plus riche que celle de Tadmor. »

A Fursul, village situé sur la route de Balbeck à Zebdeni, est un temple ruiné, appelé Hermès'Nieha. La faç^ide du temple regardait l'ouest ; un grand escalier, de douze pas de large, avec une colonne d'un mètre quinze centimètres de diamètre à chaque extrémité de la dernière marche, formait l'approche d'un vaste propylée où se trouvent des débris de colonnes; là, une large porte ouvre sur le sanctuaire dont le toit, aujourd'hui écroulé, couvre le plancher; il n'en existe plus que les murs latéraux, qui n'ont conservé que la moitié de leur hauteur primitive. Sur chacun des murs de la Cella sont six pilastres ioniques d'un mauvais style. Aucune inscription ne v ent nous éclairer sur l'époque à laquelle doit être attribué cet édifice.

A Rabat-Amman, l'ancienne Philadelphie, ville entièrement abandonnée depuis plusieurs siècles , est un temple dont un grand nombre de colonnes sont encore debout, et, au sommet d'une colline, un autre temple circulaire dont les colonnes sont d'une grandeur extraordinaire. Mentionnons encore parmi les édifices sacrés , appartenant à l'anliquilé, quelques ruines de temples à Séleucie, ville bâtie psir Seleucus Nicator, à Boszra, Canonat, Choba, Sueda, Aalil-Fachra, Calaat-el-Hoesseln, à Latakié, l'antique Laodicea ad mare, enfin à Daphné, non loin d'Antioche.

La religion chrétienne a aussi laissé des traces de son passage sur la terre de Syrie :

A Kanobin, petite ville remarquable par sa position romantique, et par le couvent où réside le patriarche des Maronites; l'église de ce couvent a été bâtie par Théodose le Grand;

ATortosa, l'antique Orthosia^ le Tartous des Orientaux, sont de belles ruines d'une église ogivale, élevée sans doute par les croisés (planche 59).

Burckhardt signale dans les ruines de Boszra, un bâtiment carré à l'extérieur, et circulaire au dedans, entouré d'arcades et de niches, et qu'il croit avoir été une église grecque. I>»s murs sont encore debout, mais le comble est tombé. Je ne parlerai pas ici des autres églises grecques appartenant aux temps modernes: elles n'offrent aucune particularité qui doive nous arrêter. Je ne^'erai qu'indiquer encore, à vingt-quatre kilomètres au nord -est d'Alep, le couvent en ruine de Saint-Siméon- Stylite qui, aux vi'^ et \\\* siècles, était célèbre parles honneurs que l'on i*endait à ce saint et par la grandeur et la magnificence de ses bâtiments. On y montre encore aux pieux pèlerins quelques i*estes de la fameuse colonne, sur laquelle saint Siniéon vécut pendant tant d'années.

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