TEMPLES
Bientôt » sous PériclùSy Taini de Phidias, on vit briller les grands noms dldynus ; d'Hippodamus; le Partbénon, les Propylées, l'Erechthéum, le temple de Minerve ptère, firent d'Athènes la métropole des arts, tandis que dans le reste de la Grèce renaient naissance les temples de Jupiter, h Olympie, de Diane, à Éphèse, de iuenre, à Élis; et tant d'autres. C'est dans cette période et dans celle d'Alexandre, esl^A-dire de l'an 460 à Tan 556 avant Jésus-Christ , qu'on vit les trois ordres conitotifis de l'architecture arriver, en Givce, à leur pins haut degré de perfection, et s ordres ionique et corinthien venir se joindre à l'ordre dorique, sans base, le pluR nple et le plus ancien des ordres grecs.
Ce fut par ordre de Périclès, et sons la direction de Phidias, qu'au milieu de icropoie d'Athènes (voyez la planche)^ les deux plus habiles architectes de l'époque, iynos et Callicnitès élevèrent le Parlhénon, le plus beau de tous les produits de iri grec, Técole étemelle des architectes et des sculpteurs de tous les pays et de «8 les temps.
Le Partliénon subsista longtemps presque intact; les chrétiens en avaient fait une (iise« et plus tard les Turcs, maîtres d'Athènes, soit indiiïérenci^, soit oubli, ivaient respecté; malheureusement, en i687, pendant le siège d'Athènes par les éoitiens, sous les ordres de Morosini, une bombe tomlKi sur le temple converti en )adrièrc, et l'explosion coupa, pour ainsi dire, le monument eu deux parties; tout le Hé oriental de la cella, cinq colonnes du portique, toutes les constructions intéieores de la oella, huit colonnes de la rang(*e septentrionale du péristyle, six de la ittgée méridioDale, et, euGn, toutes les sculptures appartenant à ces diffiéivntes iriies de Tédiiice, furent anéantis ou renversés.
Le Parlhénon est entièrement construit de beau marbre blanc, qu on tirait I la montagne Pentélique qui est voisine. Ce temple est dorique, o<*tastyle, iriplère et bypèthre. Il n'est pas seulement célèbre par sa merveilleuse architecre; il Tesl également par les admirables sculptures de sa frise, de ses métopes et ï ses frontons, chefs-d'œuvre de Phidias, d'Agoracrite et d'Alcamène, ses meilun âèves, sculptures qui, en partie arrachées du monument par lord Elgin , sont qoord^huî le plus bel ornement du Musée Britannique.
L'acropole d'Athènes renferme encore deux autres temples bien remarquables issi : ceux de la Victoire Aptère et de Minerve Polyade.
Le temple de la Victoire Aptère est d'ordre ionique; on en a retrouvé tous les atériaux dans les décombres, et on a pu le rétablir presque entier. Quelques basftlîefs connus au siècle dernier avaient été emportée à I^ndres, mais le reste, bien ^■s admirable par sa conservation, est resté à Athènes; il consiste en une frise, ^présentant un combat de guerriers grecs et asiatiques, sans doute la bataille de ^«ratbon.
L'autre temple, celui de Minerve Polyade, appelé aussi VErechlheum, a beaucoup >alert par les guerres, et surtout par la dernière; il était le plus ancien temple ''Athènes, comme il en était le plus sacré. Détruit par les Perses, il fut rebâti veni ' même époque qne le Parthénon, mais un [leu plus lard, dans les dernières années
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I2à EUROPE.
(le la guerre du Péloponèse. Il était divisé en trois temples par deux murailles parallèles à sa longueur : c'étaient ceux de Minerve Polyade, protectrice de la ville, VErechtheum et le Cecropium. Au midi et au nord étaient joints deux portiques ouverts, dont Tun était soutenu par des cariatides. Sous celui-ci se trouvait Tolivier sacré , que la tradition disait avoir été ci*éé par Minerve dans sa dispute avec Neptune. L'autre portique, situé au nord, et non encore dégagé, était d*ordre ionique; sa frise et son plafond ont surtout été fort endommagés par la dernière guerre; un boulet y a fait un ravage épouvantable.
Un des plus célèbres temples de Tantiquité grecque était celui de Jupiter Olympien, élevé par lesÉléens, sous la direction de Tarcbitecte Libon, et dans lequel fut placée la fameuse statue, chef-d'œuvre de Phidias. L'un des résultats les plus importants de l'expédition scientiflque des Français en Morée est sans contredit b connaissance exacte qu'elle nous a procurée de cet édifice, jusqu'alora enseveli par l'exhaussement du sol, résultat des alluvions annuelles de TAlphée. Ce n'est plus aujourd'hui d'après des conjectures, mats d'après des réalités, que nous en possédons la reconstruction. Ce temple était hexastyle, périptèi'e, et en partie hypèthre. Plusieurs des métqpes décrites par Pausanias, et retrouvées par les architectes français, sont maintenant au musée du Louvre; elles représentent sept des travaux d'Hercule.
De la même époque que le Parthénon et le temple de Jupiter Olympien, datait le temple d'Apollon Épicurius, à Phygalte, en Arcadie, bâti sur les dessins d'Ictynos, l'architecte du Parthénon. Il a été retrouvé presque en totalité dans les montagnes, et dans un pays presque désert, non loin de Bassœ. Ce monument n'est pas de marbre, mais d'une pierre du pays qui reçoit presque un aussi beau pdi. La frise a été recomposée tout entière. Il est dorique, hexastyle et périptère. U a présenté deux particularités très-remarquables et sans exemple : une colonne isolée d'ordre corinthien, mais dont le chapiteau, de la plus grande simplidtë, parait être le type primitif de cet ordre, était placée devant la statue du dieu. A Tintérieur sont des colonnes ioniques, engagées dans le mur de la cella, et formant ainsi entre elles des espèces de renfoncements, destinés sans doute à coateair des ex-voto.
Tels sont les temples les plus importants qui existent encore en Grèce; on trouvera à la fin de ce paragraphe la liste de ceux dont on a reconnu des restes moins considérables.
Passons maintenant à la Sicile ; nous y trouverons, à Agrigente et k Selinante, deox temples appartenant à la même période. Le grand temple de Jupiter Olympies à Agrigente n'était pas encore achevé entièrement lors de la 03* olympiade et de la prise de la ville par les Carthaginois, qui la détruisirent ainsi que Selinunte. Agrigente fut rebâtie, et reprit quelque importance, mais jamais le temple ne put éti achevé. Le plan de cet édifice offre des particularités fort remarquables. La façade= tournée à l'est présente sept colonnes, dont conséquemment une au milieu; il fiiu^ drait ainsi croire qu'on serait entré dans le temple par deux petites portes placées