‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernes (volume 4)Chapitre 82 sur 100 · SCULPTURES ET CISELURES DES QUINZIÈME ET SEIZIÈME SIÈCLES · texte numérisé non relu

SCULPTURES ET CISELURES DES QUINZIÈME ET SEIZIÈME SIÈCLES

N os i et 3. — Partie supérieure d'un MANCHE de poignard, en jaspe sanguin.

Sur Tune des faces, N° i, sont figurés les chevaux du soleil, et au-dessous un guerrier monté sur un cheval fougueux. Sur l'autre face, N° 3, est gravé un très-beau masque de vieillard à longue barbe qui supporte des têtes d'oiseaux chimériques.

N° 2. — Un CANON de pistolet en fer, dont le fond est doré.

Sur le devant de cette arme sont ciselés des arabesques du meilleur goût, au milieu desquels on distingue les figures de Mars, de Cérès, et peut-être de Persée. Ce chef-d'œuvre de ciselure appartient au seizième siècle.

N os 4 et 5. — CACHET en or.

La mort debout tient sa faux à la main. Sous la base qui la soutient, et qui forme le cachet, est gravé un sablier entouré de l'inscription : aient lèvre (attend l'heure).

On attribue cet ouvrage, d'une délicatesse extrême, à l'un des plus célèbres artistes du seizième siècle, à Benvenuto Cellini, qui était à la fois peintre, sculpteur et graveur , qui fut aussi brave guerrier qu'habile artiste , et que François I er combla de bienfaits sans pouvoir le décider à se fixer en France (i).

N os 6 et 7. — Une ANSE de vase en bronze.

Cette anse est chargée de sculptures. Sur une face, N° 6, est Yulcain, que l'on reconnaît à son marteau et à son enclume; il est chargé d'un fardeau que l'on ne peut définir. L'anse se termine par un croissant, sur lequel sont couchés un vieillard et une femme à demi vêtue. Dessous l'anse, et à l'endroit où commence le croissant qui l'attachait au vase, sont les autres sculptures qui sont représentées N° 7 : une muraille, au-dessus de laquelle on voit la figure d'un vieillard et celle d'une jeune fille; une femme assise et demi nue, qui, les cheveux épars, presse de ses deux mains croisées un de ses genoux.

Ce bel ouvrage paraît être de travail florentin, et, comme le précédent, appartient au seizième siècle.

(1) Nous donnerons de plus amples détails sur cet artiste, et ses singulières aventures, dans l'explication de quelques autres planches de notre ouvrage.

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