‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernes (volume 5)Chapitre 13 sur 108 · NOTICE SUR DOMENICO DEL GHIRLANDAJO, NÉ EN 1451, MONT EN · texte numérisé non relu

NOTICE SUR DOMENICO DEL GHIRLANDAJO, NÉ EN 1451, MONT EN

Dowexroo était fils d'un orfèvre de Florence, nommé Corradr. Qui, ayant inventé un certain ornement de tête pour les femmes, recut d'elles le surnom del Ghirlandajo (de la Guirlande qu'il transmit à son fils.

De tous les peintres de l'école florentine, Domenico fut le premier qui comprit ce qu'était la perspective aérienne, et sut en bien rendre les effets. 11 donnait à ses compositions une pro-

fondeur qui excita l'étonnement, l'admiration de ses contemporains.

Sa vie fut courte : il mourut à l'âge de quarante -quatre ans; et cependant à Florence, à Rome, à Rimini, ete., on montre dans les Celises et dans les palais de grandes et belles compositions qu'on lui attribue. Il eut aussi un assez bon nombre d'élèves qui se formérent à son école; entre autres ses deux frères, David et Benoit (ce dernier travailla beaucoup plus en

France qu'en Italie). On en cite beaucoup d'autres, mais dont la réputation n'égala point celle

de Ghirlandajo, si l'on en excepte toutefois le fameux Mic hel-Ange, qui recut de Domenico I] l Der

les premiè lecons dans l’un des arts où il s'est illustré.

Il eut un fils (Rédoffo), qu'il laissa orphelin dans l'à

e le plus tendre; mais qui dans la suite

se distingua à son tour dans l'art de la peinture, et mérita l'estime, l'amitié même de Raphaël

EXPLICATION DE LA PLANCHI

Nous ne pouvons offrir ici qu'un simple dessin de Domenico del Ghirlandajo. C'est la tête d'un vieillard chauve, et dont le front et les joues sont sillonnés de rides profondes. On ne trouvera rien là qui puisse donner une idée du principal mérite de notre artiste, de son talent dans l'art d'exprimer la perspective

aérienne.

Quant à l'autre dessin, qui représente des têtes d'enfants, il n'a été ajouté

(2) sur notre planche que pour remplir un espace vide. Ces têtes sont trés-gracieuses

et l'ouvrage d’un grand maitre, qui n'appartient pas à l’école dont nous nous occupons. Ce n'est donc point encore le moment de parler de leur auteur,

Bernardino Lovint ou da Luino. I occupe un rang distingué dans l'école lombarde, et on le regarde comme le meilleur imitateur de la manière de Léonard de Vinci.

ECOLE FLORENTINE

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