‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernes (volume 5)Chapitre 18 sur 108 · UNE JEUNE FEMME. UNE FEMME DRAPÉE · texte numérisé non relu

UNE JEUNE FEMME. UNE FEMME DRAPÉE

Deux dessins : l'un de FRA FILIPPO LIPP1; l'autre de RAFFAELINO DEL GARBO.

NOTICE SUR CES DEUX ARTISTES

De ces deux artistes, l'un florissait au milieu du seizième , et l'autre dans le premier quart du dix-septième siècle, I nous était donc assez difficile de placer chronologiquement la planche où se trouvent réunis deux échantillons de leur manière de dessiner, puisqu'un intervalle de plus de soixante ans les sépare l'un de l'autre.

Le plus ancien (Féippo Lippi) est célèbre par des aventures romanesques. D'abord moine, il s'enfuit de son couvent, fut pris par les Barbaresques, et, après un assez long esclavage, fut renvoyé en Îtalie par son maitre, qui avait eu occasion de connaitre et d'admirer ses talents dans la peinture,

Il eut toute sa vie pour les femmes une passion telle, qu'il ne se rebutait ni par les obstacles, ni par les dangers. Beau et spirituel, il réussissait souvent à plaire : à Prato, en Toscane, il séduisit une belle pensionnaire d'un couvent ( Lucrezia But), et lenleva. Réclamée par sa famille, elle ne voulut point le quitter, bien qu'elle sût qu'en sa qualité de moine il ne pouvait l'épouser.

Mais à Spolette, où il était occupé à peindre la cathédrale, une autre aventure amoureuse

lui devint funeste. I s'était fait aimer d’une grande dame, dont les parents l'empoisonnèrent.

On voit d'excellents tableaux de Fra Filippo, à Naples, à Padoue, à Florence, etc. Il se

distinguait surtout par le dessin.

vers l'an 1400, il avait cinquante-sept ans lorsqu'il périt. 11 ne laissa qu'un fils, âgé de

dix ans, qu'il avait eu de Lucrèce, et à qui il avait déja donné quelques lecons de dessin. Ce

fils, qui est connu sous le nom de Æiippino Lippi, n'eut pas tous les talents de son père, bien

qu'il ait eu quelque célébrité, surtout dans le genre du paysage.

Rafjaelino del Garbo, artiste dont il nous reste à parler, fut un des élèves de Æilippino Lippr, et le surpassa dans le genre gracieux, C'est ce qui lui mérita le surnom del Garbo. On montre de ce maitre, à Florence et à Rome, des peintures remarquables par la grace et le coloris.

Il mourut en 1524, âgé de cinquante-huit ans.

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EXPLICATION DE LA PLANCHE

Les dessins que nous donnons ici des deux maitres, objets de la précédente

Notice, ne sont que des études [

Celui de Fra Filippo, sur papier bleu, représente deux fois la tête, et ensuite le portrait en pied d'une jeune femme, dans une attitude simple et modeste. C’est robablement une tête faite de souvenir. L'artiste, qui devenait toujours amoureux I [ 1] des femmes à la premiere vue, passait ensuite des jours entiers à en retracer plusieurs fois les traits, tels qu'ils étaient restés empreints dans son imagination. On a conservé de ces souvenirs quelques monuments, qui sont recherchés des

amateurs.

L'autre dessin, qui est de Raffaelino del Garbo, ne peut donner aucune idée de son genre de talent. C’est une simple étude; mais cette femme drapée est rand style

d'un beau caractère, d'un g

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NÉ EN 1474, mont rx 1563

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