ECOLES ITALIQUES
rtistes
L'Italie, comme nous aurons occasion de le remarquer plus d'une fois, eut des
même dans le moyen âge, même dans ces siècles que l'on qualifie de barbares. C'est par cette observation que débute le plus récent et le meilleur historien des écoles d'Italie (1), et pour
preuve il cite divers monuments de ces siécles, qui ne sont point encore détruits.
Mais dans chacun des petits États de la péninsule qui reprirent leur indépendance à dater
du onzième siècle jusqu'au quatorzième, on vit, surtout vers cette derniere époque, surgir,
si l'on peut ainsi s
>xprimer, un où deux artistes qui attirèrent sur eux l'admiration de leurs concitoyens, trouvèrent des imitateurs, et devinrent ainsi chefs d'écoles. Ces écoles existèrent
avec plus ou moins d'éclat jusqu'au commencement du dix-huitième siècle.
Dans le dix-huit cle, la décadence €
ait arrivée : on n'eut plus à citer qu'à de rares intervalles quelques artistes qui se distinguaient dans l'une ou dans l'autre de ces villes dont
les écoles avaient été autrefois si célèbres. Mais du moins on recueillit avec quelque soin
les productions des grands maitres que l'on ne pouvait plus égaler. Dans aucun autre pays
on ne trouve autant de galeries de tableaux qu'en Italie. Les descendants de ceux qui les ont
formées montrent avec orgueil aux voyageurs curieux qui vont les visiter, les monuments
de la gloire passée de leur patrie.
Lanzi a fait l'histoire de quatorze écoles d'Italie : ce sont les écoles florentine, siennaise, romaine, napolitaine, vénitienne, mantouane, modénaise, parmesane, cr émonaise, milanaise, fait
bolonaise, ferraraise, génoise et piémontaise; il les suit dans leurs diverses périodes
connaitre les maitres célèbres ou méme médiocres qui y florissaient et les lieux où se trouvent leurs principales productions.
Bien que nous ayons à décrire un très-grand nombre des productions de maitres qui
ont brillé dans ces quatorze écoles étaliques, nous avons cru ne devoir classer ces matériaux
de notre ouvr:
ge que dans quatre écoles seulement :