LA VIERGE ENTRE DEUX SAINTS UN ÉVÊQUE
Il faut croire que, lorsque Jules-Romain fit les deux dessins de cette planche, il suivait encore les lecons de Raphaël. On y retrouve toute la sagesse du maitre.
Dans le plus grand des deux dessins, on voit Marie assise, et dont la physionomie est assez gracieuse : sur ses genoux, l'enfant Jésus, qui tient dans une de ses mains le globe du monde, caresse de l'autre sa mère. D'un côté de la Vierge est saint Roch à genoux , les mains jointes ; de lautre côté, saint Sébastien debout, qui contemple l'enfant Jésus
Cette composition est et ne pouvait être que froide et sans intérêt; mais le
groupe de la Vierge et de l'enfant Jésus nest ni sans grace ni sans élégance.
L'autre composition est plus insignifiante encore. Un grand prélat, orné de sa mitre. et la crosse à la main, est assis entre deux enfants, dont lun est nu, lautre vêtu, et qui semblent tenir chacun quelque chose qu'on ne saurait définir.
Est-ce là saint Nicolas? Ce pourrait bien être. Mais nous ne nous arrêterons
pas sur le sujet d'un tableau du genre de ces insignifiantes peintures que lon voit
dans la plupart de nos églises
PLANCHE XCVIT