‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernes (volume 5)Chapitre 44 sur 108 · LA VIERGE ENTRE DEUX SAINTS UN ÉVÊQUE · texte numérisé non relu

LA VIERGE ENTRE DEUX SAINTS UN ÉVÊQUE

Il faut croire que, lorsque Jules-Romain fit les deux dessins de cette planche, il suivait encore les lecons de Raphaël. On y retrouve toute la sagesse du maitre.

Dans le plus grand des deux dessins, on voit Marie assise, et dont la physionomie est assez gracieuse : sur ses genoux, l'enfant Jésus, qui tient dans une de ses mains le globe du monde, caresse de l'autre sa mère. D'un côté de la Vierge est saint Roch à genoux , les mains jointes ; de lautre côté, saint Sébastien debout, qui contemple l'enfant Jésus

Cette composition est et ne pouvait être que froide et sans intérêt; mais le

groupe de la Vierge et de l'enfant Jésus nest ni sans grace ni sans élégance.

L'autre composition est plus insignifiante encore. Un grand prélat, orné de sa mitre. et la crosse à la main, est assis entre deux enfants, dont lun est nu, lautre vêtu, et qui semblent tenir chacun quelque chose qu'on ne saurait définir.

Est-ce là saint Nicolas? Ce pourrait bien être. Mais nous ne nous arrêterons

pas sur le sujet d'un tableau du genre de ces insignifiantes peintures que lon voit

dans la plupart de nos églises

PLANCHE XCVIT

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