UN CHEF DES DACES VAINCUS, AMENÉ DEVANT UN EMPEREUR ROMAIN. | DESSIN
En lan 98 de notre ère, Trajan parvint à soumettre les Daces, que lon appelait aussi les Gètes, et qui, sous Domitien, s'étaient rendus redoutables. Cet empereur, ayant vaincu le brave mais orgueilleux Decebale, leur dernier roi, réduisit leur pays en province.
Est-ce de ce trait d'histoire que Jules-Romain à pris le sujet de sa composition pittoresque ? Nous le pensons.
Des soldats romains forcent de comparaître plusieurs prisonniers daces (on les reconnait à leur costume) devant un empereur assis sur un tribunal très élevé: derrière l'empereur se tiennent debout ses principaux officiers. Le personnage le plus considérable parmi les prisonniers, probablement le roi des Daces, conserve encore, dans sa triste position , son orgueil et sa férocité naturelle. I] semble défier, insulter son vainqueur, qui l'écoute froidement , Sans s'émouvoir.
Nous ignorons si cette grande composition a été exécutée en tableau par Jules-
Romain; mais le dessin en est d’un beau style.
PLANCHES XCIX Er CG
DEUX BACGHANALES. (DESSINS
Ces dessins paraissent être des perdants lun de autre : nous ne les séparerons point dans nos explications.
L'un des deux ( pl. XCIX ) représente le triomphe de Bacchus. Le dieu,
représenté Jeune et sans barbe, la tête couronnée de lierre, est assis sur un
tr)
(l char que précèdent des nymphes (des bacchantes sans doute), portant des amphores sur leurs tètes. Derrière le dieu, un jeune enfant ailé qui vole dans les airs, lui apporte une couronne de feuilles de vigne. Le reste du tableau est
rempli par des luttes ou jeux de satyres des deux sexes.
Dans l'autre dessin (pl. C), le père nourricier de Bacchus, Silène, couché sur SOI âne, et soutenu de plus par des satyres aux pieds de bouc, aux oreilles en pointe, porte à sa bouche une coupe que remplit sans cesse un autre satyre. Des chevaux et des chameaux font aussi partie du cortége. Comme dans l'autre tableau, il y à ici des luttes et des jeux de satyres; mais nous ÿ trouvons de plus des groupes d'enfants chargés de grappes de raisin.
La confusion qui règne dans ces deux compositions convenait au sujet.
Ces deux dessins pourraient bien ne pas être de Jules-Romain lui-même, mais
de Carrache, à limitation de ce maitre.
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