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tune route nouvelle; il eut des imitateurs : c'est donc de lui que date l'origine de
l'école de Florence, que l'on ferait mieux d'appeler
ole de Toscane, puisqu'il faut lui adjoindre celles de Pise, de Sienne, celles encore de quelques cités voisines. Les écoles de
Rome et de Venise se distinguèrent plus tard, et vinrent unir leurs noms à celui de l'éco/e-mère.
11 ne faut pas toujours
idmettre sans restriction tout ce qu'on lit dans les ouvrages sur les arts, au sujet des caractères distinctifs de « haque école. Par exemple, il n'est pas un livre de ce genre où l'on ne trouve que l'école florentine s'est toujours distinguée par un style fier,
sombre, par un dessin en quelque sorte gigantesque; qu'elle dédaigne la grace, le color
tout ce qui, dans l'art de la peinture, séduit, charme le vulgaire, Tout cela paraitra vrai à qui ne portera son attention que sur les productions du chef de l'école ou de son second fondateur, l'immortel Michel-Ange. Mais que d'artistes du plus grand mérite dans cette même école ont brillé précisément par les qualités qu'on leur refuse! Sont-elles sans couleur et sans graces les aimables productions d'un André del Sarto, et même celles de Léonard de Vinci, ce grand maitre qui unissait à
grandes connaissances en plusieurs genres, un goût exquis,
une extrème délicatesse de sentiments ?
Ce qu'il y a de vrai cependant, c'est que cette école, dans toutes les périodes de son exis-
tence, conserva un style noble, élevé, un dessin correct. Ce n'est point là qu'il faut s'attendre
à trouver, ni ces basses compositions, ni ces ignobles caricatures dont s'enorgucillissent
quelques autres écoles. Née dans un temps où l'Italie entière €
it couverte de républiques opulentes et belliqueuses; dans un temps où les ames étaient fières, les caractères indomp-
tables, mais nobles et généreux, ses premières productions se ressentirent de l'esprit dominant
du siècle, et, jusque dans sa décadence, elle conserva quelque chose de la noblesse de son origine.
Au moyen des planches que nous mettrons sous les yeux du lecteur, on pourra suivre
cette école dans toutes ses phases, à dater de C'mabué, qui florissait dans le treizième siècle,
jusqu'à Zuccarell, qui mourut à la fin du dix-huitième
ÉCOLE FLORENTINE
PLANCHE LXIL