‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernes (volume 5)Chapitre 9 sur 108 · NOTICE SUR TADDEO GADDI · texte numérisé non relu

NOTICE SUR TADDEO GADDI

Fils de Gaddo Gaddi, peintre contemporain et ami de Cimabué, Taddeo fut l'élève favori de Giotto, imite (Ch

sa manière, et le surpassa peut-être, mais seulement dans quelques parties.

st avec justice qu'on l'appelle le /ules-Romain de Giotto. Sa vie fut assez courte, mais bien remplie. Architecte, il éleva à Florence plusieurs édifices

publics

; peintre, il couvrit de ses fresques plusieurs églises, entre autres le Chapitre des

Espagnols, que les curieux vont encore visiter avec intér a Descente du Saint-Esprit qu'il a peinte à la voute passe pour un des meilleurs ouvrages du quatorzième siècle, Sur les murs

de cette même chapelle on voit de lui des figures allégoriques qui représentent les sciences,

et au-dessous les portraits des hommes qui à cette époque se distinguaient dans l'une ou l'autre

de ces sciences; ce qui fait de cette fresque un véritable monument historique.

EXPLICATION DE LA PLANCHE

Les tableaux de cet élève de Giotto sont rares et précieux. Le tableau que rappellera notre planche LXV est d'une assez petite dimension (il n'a que dix-huit pouces de hauteur sur treize de largeur). De l'un des côtés de la croix où Jésus est attaché, on voit saint Jean qui, dans la plus grande douleur, tent les yeux fixés sur le Christ; de l'autre côté, la Vierge, couverte de vêtements de deuil, détourne la tête d’un si douloureux spectacle. Au pied de la croix est la Madeleine à genoux, qui embrasse fortement le bois où vient d'expirer le Sauveur. Plus loin, des cavaliers, qui sans doute ont présidé au supplice, s'en retournent vers Jérusalem, dont on voit s'élever les murs vers le fond du tableau. Quelques autres personnages , dont l’un entre autres tient une échelle, semblent S'appro-

cher de la croix. Ce sont sans doute Nicodèême et Joseph d’Arimathie, qui

(re) viennent détacher Jésus de linstrument du supplice , pour lui donner la sépulture.

Cette production d'un siècle éloigné réunit, comme on l'a remarqué dans un autre ouvrage (1), la force des expressions et un style déja prononcé dans les

draperies, à l'extrême fini du pinceau.

1) Catalogue des tableaux du Cabinet de M. Denon

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ÉCOLE FLORENTINE

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