‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernesChapitre 41 sur 85 · UNE TABAGIE HOLLANDAISE · texte numérisé non relu

UNE TABAGIE HOLLANDAISE

Croquis à la plume de CORNILLE DUS ART,

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SUR CE PEINTRE

Cet artiste, qui vécut à peine quarante ans, fut cependant celui des élèves d'Adrien Van- Ostade (1) qui approcha le plus du mérite de ce maître : comme lui, il allait étudier les ville

il sut du moins mettre un peu plus de noblesse dans ses compositions.

zeois dans leurs jeux, leurs fêtes, leurs querelles; et s'il ne fut pas aussi bon peintre

Ses dessins au crayon et à l'encre de la Chine sont très-estimés

EXPLICATION DE LA PLANCHE

Les attitudes, les physionomies grotesques de tous ces buveurs dans une

tab

ie où ils forment divers groupes, sont d'une vérité, d’un naturel qui frappe

à la première vue. On distinguera surtout ce gros homme assis, les jambes

écartées, sur une chaise à demi-renversée, et qui tient sur un de ses genoux un pot à bière. C'est le héros, le personnage important de toute la société; et on le voit bien à l'air de supériorité qu'il a pris en regardant d’autres buveurs dun plus bas étage qui entourent une mauvaise table.

Ce ne sont là que des caricatures; mais elles sont touchées avec esprit.

1) Nous avons placé J’an-Ostade dans l'école allemande (voyez planche CELXT), parce qu'il était né à Lubeck; mais la vérité est que la Hollande à droit de le révendiquer, puisque ce fut en Hollande qu'il reçut son éducation

pittoresque, et qu'il a toujours résidé, soit à Harlem, soit à Amsterdam

ÉCOLE HOLLANDAISE

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