X. — Du tombeau d’Alyates, roi de Lydie
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TO S'ï eôçoç iOTI TTÀiS'^Ct T^lCtXCtl S'iXCt , X. T. A.
Voici la traduction (de M. Larcher) :
« On y voit (en Lydie) un ouvrage bien supérieur à ceux qu’on « admire ailleurs, j’en excepte les monuments des Égyptiens et des « Babyloniens. Cest le tombeau dAlyates, père de Cresus. .. Son « soubassement est en grandes pierres, le reste du monument con- « siste en levée de terre... De mon temps subsistoient encore au « sommet cinq ouçoi, où 011 lisoit des inscriptions, portant que, etc...
i5a RESTITUTION
« Le soubassement du monument a six stades deux plethres de « circuit, sa largeur est de treize plethres, » c’est-à-dire, selon M. Larcher, cinq cent quatre-vingt-dix-huit toises deux pieds dix pouces de tour. Ainsi, dit-il, les deux petits côtés dévoient être chacun de quatre-vingt-quatorze toises trois pieds huit pouces.
Le plan de ce soubassement est facde à décrire. C’étoit un carré ayant deux côtés doubles en longueur des deux autres; et c’étoit sur ce quadrangle parallélogramme, bâti en grandes pierres, et servant de base (xgm r/ç) au véritable monument, que selevoit ce dernier. Rien de plus simple à imaginer.
On ne sauroit nier qu’un semblable soubassement, construit en pierres, liait été un ouvrage de quelque dépense; mais, enfin, la base dans tout monument n en est qu’une des moindres parties , et ce n’est pas cela qui put motiver l’admiration d’Hérodote. Cependant que trouvons-nous au-dessus de ce soubassement? Une levée, une montagne de terre, ynç. J’ai dit montagne ou lévée, car
ce pût être une élévation naturelle , comme cela eut lieu dans beaucoup de tumulus y ce put être aussi une levée artificielle; ce put être tout à la fois lune et l’autre, c’est-à-dire, une butte naturelle, surchargée de terre, et ainsi exhaussée par l’art. Mais dans l’une ou 1 autre de ces trois hypothèses, reste encore à chercher ce qu’il y a qui mérité detre vante, comme un grand ouvrage, t^ov tioXXov ^ à moins quon prétende qu’il ne faille entendre par les mots d’Hérodote, qu une grandeur ou hauteur de masse, chose assurément fort peu remarquable dans une butte de terre.
Disons donc que le monument d’Alyates dut être quelque chose de plus, que ce qu’indiquent les simples mots yîç. Aussi M. de
Caylus a-t-il avancé qu’il falloit entendre par le mot yk, non pas simplement de la terre, mais bien de la terre cuite (une construction en briques). Nous ne croyons pas qu’on puisse se permettre une telle interprétation : d abord, parce que l usage de ces tombeaux loi mes de terre, sur un soubassement en pierre, fut très-commun;
DU TOMBEAU DE PORSENNA. i53
tel étoit, entre autres^, le tombeau de Phocus, ra<poç ^Tl > entouré d un soubassement, 7nçnx6/jt.tvoç kvhXco ensuite, lorsqu il
s’agit de bâtisse en briques ou terre cuite , nous voyons que les écrivains ne manquent point de dire otttyk; yr\ç.
Il y a, selon moi, une manière de concilier l’idée trop simple qui résulte des mots d’Hérodote , x®tJ‘ct 7"$ , agger terne , avec l’opinion que sa notion très-abrégée, sans doute, force toutefois de concevoir,
c’est-à-dire celle d’une vaste entreprise, qui ne le cédoit , dit-il,
qu’aux immenses travaux de l’Egypte et de Babylone.