U Histoire littéraire de la France (t. VI, p. 21) parle
des études de saint Gérauld, comte d’Aurillac, et de Guillaume V, comte de Poitiers. Ce dernier avait rassemblé une bibliothèque remarquable, et prolongeait ses lectures fort avant dans la nuit. Mais si le xe siècle vit de tels exemples parmi les barons, que ne peut-on pas attendre du xue siècle et du xiiic?
3. Vita S. Eligii, Spicileg.,t. V. « Erat enim ipse affluen- « tissimus quidem eloquentia, in studio autem scripturale rum subtilissimus. » Éloi, même avant son ordination, était le conseil des évêques, et le protecteur, le prédicateur même de la foi parmi les peuples. On trouvera de touchants détails sur la vie de cet homme admirable, dans l’excellent ouvrage Mores catholici, or âges of faith, 1. II, c. vii.
Peut-être le mot orfèvre remplace-t-il mal celui d'argentier, qui indiquerait à la fois l’orfèvrerie, la fabrication des monnaies, la banque et l'administration des finances. Mais tout cela néanmoins ne semblait pas nécessiter une instruction comme celle que nous trouvons dans cet argentier d’un roi mérovingien.
4. Or, selon Buonvicino da Riva, la seule ville de Milan comptait, au xne siècle, 200 juges ou gens de loi, 400 notaires ou écrivains, et 600 notaires impériaux. Tiraboschi, Storia délia letteratura, t. IV, lib. i, cap. m, n° 29.