Ziegelb., î, 553. Du reste, à la page précédente, le même
auteur parle d’un manuscrit de Conrad de Scheyren, qui pesait 62 livres. Il parait que cette abbaye avait un scriptorium monstre. Ceci pourtant n’est rien auprès des livres de chœur d’une abbaye voisine de Cracovie, et dont i>n volume suffisait à la charge de l’homme le plus robuste. Ziegelb., n, 517.
De fait il semble que les chartreux aient constamment accordé un grand soin à leur scriptorium, quoiqu’une certaine précision de détails sur ce sujet ne nous .ait guère été
transmise. D. Pez, toutefois, à propos d’Honorius d’Autun ( Thesaur ., t. Il), cite des copies faites par Bartholomæus,
chartreux de Gennik, qui devint prieur à Eysbach en 1459.
Aussi bien, la persistance de ce zèle devait marcher du même pas que la fidélité aux règles claustrales. Ainsi s’explique comment les chartreux, d’Allemagne surtout, se trouvèrent en mesure de donner à l’Église des livres pieux et doctes avant et après Luther, tandis que libertins et humanistes déblatéraient contre la fainéantise et l’inutilité des moines.
5. Jarry et Rousselet furent les dernières lueurs de la calligraphie employée dans les livres. Les monastères lui conservèrent cà et là quelque sympathie; mais c’était désormais de l’anachronisme, et du véritable passe-temps. Le soin de publier les manuscrits y fut d’ailleurs largement substitué par les corps religieux et les ecclésiastiques, à la tâche de les reproduire un à un.
6. A. de Girardot, Catalogue des mss. de la biblioth. de Bourges (1859, p. 20), n° 18.