D’Agincourt, t. II. Peinture, pl. 75. On a de lui à la
MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE
riale de Vienne possède de ce dernier calligrapbe-enlumineur un évangile latin. Gringonneur, le plus habile peintre de son temps, membre de l’académie de Saint-Luc instituée par Charles V. Ce fut lui, dit-on, qui inventa les curieuses peintures destinées à divertir Charles VI durant sa folie. Cette collection de petits tableaux sur vélin ne s’est pas conservée
entière; mais la Bibliothèque royale en possède encore dix-sept sujets d’un coloris ferme et d’un fini très-soigné1. Les frères Manuel employés par le duc de Bourgogne durant quatre ans, à 20 sous par jour (environ 9 francs de notre monnaie), pour une Bible ystoriêe qui est à la Bibliothèque royale2. Nicolas di Sozzo, l’un des artistes qui ont orné de miniatures et de dessins le recueil des anciens registres de la république de Sienne. Une page remarquable dans ces volumes (des Caleffi et des Leoni ), due au pinceau de Nicolas, est de 1334 ; on y trouve également d’excellents dessins à la plume, exécutés par Julien Periccioli3. Simon Martini (Simon Memmi, comme dit Vasari), que Jansen4 appelait assez singulièrement un certain Simon de Sienne, est autrement traité par Vasari 5. La bibliothèque Ambrosienne de Milan a de lui un Virg’ile avec les commentaires de Servius, qui paraît avoir été exécuté pour Pétrarque, l’ami et l’admirateur de Simon 6. Taddeo Gaddi, le principal élève de Giotto ; M. Waagen croit reconnaître un faire très-semblable à celui de Gaddi dans le Spéculum
bibliothèque d'Iénaun Corpus juris canonici, grand in-folio, orné de miniatures.
1. Voyez le discours de M. Alexandre Lenoir, sur Y Histoire des progrès techniques de la peinture; Congrès historique européen de 1835. t. I, p. 285, etc.
2. Mss. franc. 682!) bis; vers l’année 1360. Waagen, t. III, p. 327, etc.
3. Valéry, 1. XVII, c. 11. Rio, op. cit., p. 178. Vers cette époque où la miniature passe chez les séculiers (ou même laïques), je ne m’astreins plus à n’enregistrer que des artistes conventuels.