‹ Monuments religieux de l'architecture romane et de transition dans la région picardeChapitre 205 sur 335 · I. Voyez, par exemple, N. Tr. de diplomat., III · texte numérisé non relu

I. Voyez, par exemple, N. Tr. de diplomat., III

Parmi les richesses que Childebert rapporta de la Sept imanie où il était allé venger Clotilde sa sœur, on cite soixante calices, quinze patènes ou plateaux d’offrande, vingt couvertures ou boîtes d’évangéliaire ; le tout en or et garni de pierres précieuses. Cf. Gregor. Turon., Ilist. franc., lib. III. cap. X ; et de Glor. Confesser., cap. LXXX1I. Item (pour une autre expédition). Ilist. franc., lib. ni, cap. XXIX.

Sur la richesse des livres d’Ëvangiles ou des boites qui les renfermaient , on peut consulter Mondelli, ap. Zaccaria, Raccolta (tre édition), t. VII, dissert. 8 (p. 276-283). — Seb. Paoli, De ritu... exorci:andi aquam... p. 223. — Buonarroti, Vetri, p. 94. — Gori, Thesaur. diptychorum , t. III, p. 59. — Peverelli, Osservazioni intorno ai libri santi, lib. i, n° 5. — Hieronym., In Zachar. VIII, 6 (ed. Vallarsi, t. VI, p. 841). — De Linas, Revue de l’art chrétien, t. I, p. 21, svv.; 62,svv. — Bulletin du bibliophile belge, t. IV, p. 167. — Mélanges d’archéologie, t. II, p. 39, svv.; et Nouveaux Mélanges, t. Il, p. t-13, p. 28-34; et p. 32-61, etc.

Les évangéliaires ornés étaient des présents royaux qui s’envoyaient aux basiliques les plus vénérables, et saint Grégoire le Grand en adresse un (dans une boite de Perse, probablement coffre à filigranes) au roi lombard Adalwald. Cf. Greg. M., Epist. XIII, 12. - Vettori, Dissert, philolog..., p. 78, sq.; etc.

Ce genre de luxe était une convenance impérieuse pour les chapelles des nobles, aussi bien que pour les riches abbayes; et les orfèvres monastiques étaient souvent le recours des séculiers à ce sujet. Cf. D. Pcz, Thesaur., t. VI, P. II, p. 14„ sq.

Aussi le rapace Guillaume le Roux mit-il en réquisition les châsses et les couvertures d cvangéliaires dans les églises anglaises, pour avancer à son frère (Robert duc de Normandie) les sommes nécessaires à l’expédition de la Terre- Sainte. Il se débarrassait ainsi d’un prince énergique, et achetait la jouissance de la Normandie, sans bourse délier que celle d’autrui.

pondances, siècle par siècle. — Incendies et destructions de bibliothèques1.

— Vandalisme des temps modernes pour les mss. du moyen àg’e. — Prix des manuscrits et des premières impressions.

— Comparaison statistique de la distribution des livres dans nos provinces avant et après le protestantisme et la révolution française. — Promoteurs principaux des bibliothèques, et légendes sur les calligTaphes. — Etc., etc.

«... Sed superent quibus hoc, Neptune, de-

plis li ! »

11 y avait là matière pour un gros volume, en sus de celui-ci, et je n’en aurais pas quitté la piste dans mon âge

I. Cette question, bien entendu, et plusieurs qui l’accompagnent, devraient être autrement étudiées que 11e l’a fait un mémoire de M. Vinc. Mortillaro (Opéré, t. I, p. 9, sgg. et 60, sg.) intitulé Studio bibUografico, lequel s’en tient à des généralités connues de quiconque n'est pas absolument ignare en ces matières. Ce 11’est plus là ce qu'il nous faut aujourd’hui après divers travaux contemporains où l’on pénètre au-delà de l’écorce.

mûr, si je n’eusse été trop détourné par d autres tâches. Mais à soixante-dix ans ! Quelqu’un dira peut-être :

« Magnis tamen excidit ausis. »

Pour moi, je m’en rapporte au bon sens du grand artiste italien :

« Clii non puô quel che vuol, quel ehe puô vo-

[glia. »

J’ajoute des ornements calligraphiques d’Attavante (tirés du missel de l’évêque de Dol) qui n’ont pas trouvé leur emploi dans les pag’es précédentes; et désormais je cède la parole à l’auteur de l’Appendice pour les bibliothèques espagnoles, annoncé dans ma préface.

En ce nouveau sujet, le gracieux n’était plus guère de mise, ce dont je ne fais pas lare pour le pays; et il convenait de n’y admettre que la calligraphie ou la miniature exécutées en Espagne.

Charles Cahier.

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