‹ Monuments religieux de l'architecture romane et de transition dans la région picardeChapitre 255 sur 335 · u Omnemqnc Gothorum ordincm (. Adefonsus II), sicut · texte numérisé non relu

u Omnemqnc Gothorum ordincm (. Adefonsus II), sicut

l’olcto luit (Ed. fuerat),

Tarn in Ecclesia quam palatio, in Oveto cuncta statuit. » Citron. Albehl., n. 173 (Al. 38).

La vraie leçon ne serait-elle pas au second vers, « quam in palatio, Oveto conslifuit? » Il ne faut pas oublier que no us ne possédons que des copies de copies de celte chronique.

MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE

sion de civilisation chrétienne par l'enseignement et par l’exemple qu’elle tient de Dieu même, et dont elle s’est si glorieusement acquittée au sortir de la première invasion. Inviolablement attachée à sa vieille foi et à son antique discipline, elle s’acquitte de cette tâche par l’emploi des moyens dont l’expérience des siècles précédents lui a prouvé la divine efficacité. Dans ses basiliques construites sur le plan de celles que l’islam lui a ravies, ornées et décorées comme elles, où règne sans partage l’antique liturgie espagnole, héritage sacré légué à cette Eglise par ses premiers apôtres et ses plus illustres docteurs1, les évêques et les abbés réunis en concile, aussi souvent que les circonstances le permettent, délibèrent en présence du roi et des grands de son entourage2, sur les mesures à prendre pour maintenir les clercs dans la continence dont les anciens canons leur font une loi, le peuple dans la pureté des mœurs, l’Eglise dans la liberté qui lui est nécessaire, et la société temporelle dans la paix et la tranquillité ; pour assurer à tous les fidèles, clercs ou laïques, l’instruction religieuse dont ils ont besoin; pour extirper du corps social les crimes, les désordres, les violences de tout genre dont à certains moments l’Espagne léonaise et castillane n’est pas moins affligée que l’Espagne gothique 3. Les décrets disciplinaires qu’ils rédigent à cet effet sont empruntés presque tous à la collection des canons de leur ancienne Eglise, et il n’y a pas lieu d’en être surpris, puisqu’il s’agit de réprimer aujourd’hui les mêmes abus qu’au trefois , ou de pourvoir aux mêmes besoins4. On doit s’étonner moins encore de l’absence de tout décret dogmatique dans les actes de ces assemblées : la vieille foi espagnole, retrempée dans l’adversité et fortifiée par la lutte, est désormais à l’épreuve de l’hérésie. Je dois même faire observer ici que l’enseignement solennel des lois de la morale chrétienne et de la discipline ecclésiastique n’a guère eu lieu, par la voie des conciles, dans les royaumes du nord-ouest de la Péninsule, qu’au sortir de long’ues années de

1. Tout ce qui concerne l’origine de cette vénérable liturgie, sa parfaite orthodoxie, mise en suspicion par de trèssavants hommes qui la .jugeaient sans la connaître, mais reconnue par les souverains pontifes eux-mêmes, le respect et l’amour dont elle fut entourée pendant tout le haut moyen âge, et sa suppression au xue siècle, est traité à fond par Florez dans sa Dissertation historico-cronologica de la Missa antigua de Espana , insérée au tome troisième de Y Espana sagrada.

2. « hnperatore nostro A[defonso] præsente atque favente. » Concile national de Palencia, tenu sous Alphonse VII en 1129 (Esp. sagr., XX, p. 484). Les comtes et autres grands officiers de la couronne y assistèrent, bien que les actes du concile ne les mentionnent pas. C’est ce que nous apprend YHistoria Compostellana, au chapitre qui traite de ce concile ( 1 i b . ni, c. vu, p. 482). — « Magnatibus palatini officii rcsidentibus. » Concile provinc. de Compostelle , célébré en 1036 (ibid., t. XIX, p. 403). « Nos autem episcopi... consentiente Fredenando rege et Sancia regina, statuimus, etc., etc. » Conc. nat. de Coyanza en 1050 {Mon. Port. Leges, p. 138, col. 1). Le tome ou discours lu par le roi au début des anciens conciles, et dans lequel étaient énumérés les points que le prince désirait voir discuter et décider par les Pères assemblés, est supprimé dans les synodes léonais, et remplacé par l’entente sur les sujets à traiter, établie entre le roi et quelque prélat influent dans une réunion préliminaire et privée. Cf. Ilist. Compost., lib. III, c. vu, 2.

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