‹ Monuments religieux de l'architecture romane et de transition dans la région picardeChapitre 298 sur 335 · Risco, ibid., p. 154; Eguren, ub. supra · texte numérisé non relu

Risco, ibid., p. 154; Eguren, ub. supra

6. Dans une note ajoutée postérieurement en tète du premier volume, et à laquelle nous empruntons tous ces détails: « Tempore serenissimi Fredinandi (tl , Adefonsi imperatoris ülii, hoc opus cept.um... Rmo Duo Menendo ab-

bate S. Isidori regimen gubernante. Hujus etiam pretio-

sissimi operis pergamena quidam e S. Isidori canonicis, ex

MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE

du saint docteur est due à la plume de Baltaire, religieux d’un monastère de Saint-Vincent dont le site m’est inconnu ; elle fut exécutée sous la direction de l’abbé Sabaric , l’année même delamort du vaillant roi de Léon, Ramire II (951)1. 5° Le commentaire de Gassiodoresur les Psaumes terminé dans la nuit du 9 juillet 953 , troisième année d’Ordono III , par Florent, religieux du monastère de Valeranica2, le même, peut-être, qui, sept ans plus tard, transcrivait avec son disciple Sancho la magnifique Bible dont il a été parlé plus liaut. ô° Commentaire de saint Béatus sur l'Apocalypse, dont la première pag’e est remplie tout entière par un Alpha dessiné avec beaucoup d’élégance et orné d’arabesques d’or, qui, bien entendu, n’ont d’arabe que le nom dont faute d’autres je suis contraint de me servir; la seconde est ornée de la croix d’Oviedo, et, sur la troisième, deux inscriptions en labyrinthe nous font connaître que ce précieux manuscrit fut exécuté sous le roi Ferdinand I et la reine doua Sancha; par conséquent entre l’année 1057 où ces deux princes montèrent sur le trône de Léon, après la défaite et la mort de Bermude III, et l’année 1065 qui fut la dernière du glorieux règne de Ferdinand3. 7° Un exemplaire du Forum judicum ou Code wisigoth, écrit en 1058 pour un personnage du nom de Froyla par le prêtre Munoz4. Ce manuscrit, dont Risco donne une description complète5, renferme, outre le recueil des lois gothiques, une chronique latine inédite que ce savant homme aurait bien du publier tout entière, au lieu de se borner à quelques fragments, un traité du comput ecclésiastique suivi d’un calendrier, un itinéraire de Cadix à Constantinople, une Chronologie des rois goths , débutant par l’invasion de ce peuple en Italie et descendant jusqu’au règne d’Ordono I, roi des Asturies, un court traité d’orthographe, un glossaire et autres opuscules de moindre importance. 8° Martyrologe in-quarto écrit en caractères hispano-gothiques6. Ces manuscrits, dispersés aujourd’hui dans les grandes bibliothèques d’Espagne, ne donnent qu’une faible idée des richesses réunies dans celle de Saint- Isidore au xu° siècle. Le dépouillement des écrits de saint Martin de Léon, religâeux de cette maison, mort en 1203, écrits purement théologiques où, par conséquent, il ne saurait être question d’ouvrages profanes7, nous montre que ce savant homme avait à sa disposition les Etymologies, les Synonymes, les livres de Sentences, le traité des Offices ecclésiastiques, les livres contre les Juifs, tous

Gallicïs partibus, itineris labore nimio, ac maris asperrimo navigio... reportavit. Quodque maxime mireris, iu sexmensium spatio script us, sept i moque colorum pulchritudine iste fuit liber compositus, sub era 1200, vu kal. aprilis. « Risco, Igles. de Leon , p. 154, 155; Eguren, p. 47, col. 2.

1. « Baltarius scripsit sub araDni Vincent» levite et martyris Xpti, sive sub regimine Domini mei Savarici abbate socii ejus. Era 989. » Cf. Morales, Viage, p. 51 ; Risco, p. 155. Cette note, placée en tète du manuscrit, est de la main de Baltaire lui-rnème.

> 2. « Florentins, confrater 1 i cet exiguus... cepi opus, erumnose vite hujus peracto etatis mee trigesimo quinto anno. Extat preterea boc gestum Valeranice in arcisterio... magna docente claraque monacorum caterva, pâtre spiritual i Martine, gratia regiminis Priore in ordine constituto. Perfectus est igitur hic liber, Expositionem in se mirilicam continens omnium Psalmorum, Xpti juvante dextera, era 991, diemque temporis nocturni vu Iduum Juliarum, tertio régnante anno Ordonius princeps.» Sur cette note finale de notre manuscrit, voir Risco, Iglesias, p. 155, 150, et Reyes de Leon, p. 181. Les derniers mots de l’annotation précitée ajoutent un nouveau et formel témoignage à tous ceux qu'a réunis M. Dozy ( Recherches , I, p. 180 svv.) pour établir que la vie et

le règne de Ramire II se sont prolongés jusqu’en janvier 951.

3. Eguren, p. 50. Ce savant bibliographe ne reproduit pas le texte des labyrinthes. Je le regrette; car je serais porté à penser que ces inscriptions ont pour but, non de signaler simplement sous quels rois notre manuscrit fut exécuté, mais bien plutôt les personnages par l’ordre et aux frais desquels cette œuvre fut entreprise.

4. « Incipit liber Gothicum quem ediderunt regesGothorum ...Initiatus fuit et completus tempore Fredinandi regis, proies secunda Sancius ( Sancii ), in era 1096. » Une autre inscription contient les noms du propriétaire et du copiste : « Ue Froyla sum liber, et Munio presbiter me scripsit. » Risco, Iglesias, p. 156.

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