kl., ibid., n
4. Comparer la chronique du moine de Silos, c. i, nurn. 4 et o, à Paul de Mérida, Vit. PP. Emerit., c. xix.
3. Le moine de Silos (c. n, n. 13) amplifie le récit du règne de Vitiza donné par Alphonse III {Chron., n. 8, edit. Berganza); plus loin, dans sa narration de la bataille livrée aux Mores par Pelage (c. m, n. 23), il reproduit textuellement la courte allocution aux Arabes que le roi chroniqueur met dans la bouche du misérable Oppas (Adefonsi Chron., n. 12). — Quant à Sampire, son texte, tel qu'il nous est donné par le moine de Silos, est allégé des Actes plus que suspects du concile d’Oviédo sous Alphonse le Grand, de l’exécution des comtes de Castille par OrdoiïoII, de l’éclipse merveilleuse de soleil qui aurait précédée la victoire remportée à Simancas par Ramire II, du prétendu divorce
d’Ordono III, etc., etc., dont Pélage d'Oviédo a surchargé son édition de Sampire. Notre chroniqueur pousse le scrupule jusqu’à conserver, dans le texte de l’évêque d’Astorga, la légende des frères d’Alphonse III révoltés contre ce prince (Samp., Recens. Sil., n. 49), bien que lui-même ait déclaré plus haut qu’Alphonse le Grand était fils unique d’Ordono I (Mon. Sil., c. iv, n. 39). — Remarquons, en passant, que le moine de Silos laisse sans glose ou explication, dans le texte de Sampire, le mot arabe Ceipha toutes les fois qu’il se présente; la vraie signification de cette expression était donc généralement connue des Castillans lettrés du temps où il écrivait (1111-1120). On peut, ce me semble, conclure de là que l’Inscription de Cardena (v. supr., p. 277, not. 6), où l’on prend la Ceipha pour un roi more, n’a été composée que beaucoup plus tard, c’est-à-dire vers la tin du xn° siècle, sur d’anciens documents mal déchiffrés et malheureusement perdus aujourd’hui.
6. M. Dozy (Recherches , I, p. 90) a fait cette remarque bien avant moi. Je crois devoir ajouter que ces chroniques ou fragments de chroniques, dont se servait le moine de Silos, contenaient le récit d’événements bien antérieurs au règne d’Alphonse III, tels que le meurtre de Theudefrède, duc de Cordoue et père de Rodrigue, par Vitiza (Mon. Sil., II, 13, 16), le rétablissement légendaire du célibat ecclésiastique en Espagne, par Froila I (ibid., III, 27, 28), etc., etc.