Tycho apud Riccioli, Almagest., lib. IX, sect
4. Keppler, not. ad cap. 1. Mysterii cosmog raphici, — et Epitome astronomiæ.
o. August., contra Felic. Munich. I, 10. « Non legitur in « evangelio Dominum dixisse : Mitto vobis Paracletum qui « vos doceat de cursu solis et lunæ; christianos enini vole- « bat facere, non mathematicos. »
6. August. De Genes. ad litt., I, 19. « Plermnque accidit « ut aliquid de terra, de cælo , de ceteris hujus modi ele- « mentis, de raoiu et conversione, vel etiam magnitudine et « intervallis siderum, de certis defectibus solis et lunæ, de
« circuitibus annorum ettemporum, de naturis animalium, « fruticum, lapidum, atque hujusmodi ceteris, etiam non « christianus ita noverit, ut certissima ratione vel experien- « tia teneat. Turpe autem est nimis et perniciosum, ac « maxime cavendum, ut christianum de bis rebus quasi se- « cundum christianas litteras loquentem, itadelirare quili- « bet infidelis audiat, ut toto cælo errare conspiciens, risum « tenere vix possit. Et non tam molestum quod errans homo « deridetur, sed quod auctores nostri ab iis qui foris sunttalia « sensisse creduntur; et cum magno eorum e.xitio de quo- « rum salute satagimus, tamquam indocti reprehenduntur « atque respuuntur. Quum enim quemquam de numéro « christianorum in ea re quam optime norunt errare deprc- « henderint, et vanam sententiam suam de nostris li I iris « asserere, quo pacto illis 1 i bris c.redituri sunt. de resurrec- « tione mortuorum et. de spe vitæ æternæ regnoque cælo- « rum! quando de iis rebus quas jam experiri, vel indubi- « tatis numeris percipere potuerunt, fallaciter putaverint, « esse conscriptos. Quid enim molestiæ tristitiæque inge- « rant prudentibus fratribus temerarii præsumptores, satis
MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE
« sus déraisonner des chrétiens qui prétendent s’appuyer de l’Écriture dans leurs asser- « tions, ils prennent en pitié, non pas seulement les fidèles, ce qui serait tolérable, mais « l’Écriture sainte, au détriment de leurs âmes, dont l’intérêt nous est cher. Gomment, en « effet, assurés qu’ils sont des résultats de leurs observations, se soumettraient-ils pour les « vérités éternelles à un livre qu’ils jugent en défaut dans ce qui est de leur ressort à « eux! Tout ce qu’il y a de sage parmi nous, gémit plus amèrement qu’on ne saurait « dire, sur la présomption de ceux qui compromettent ainsi les intérêts de notre foi, en « attribuant aux auteurs sacrés, par une témérité coupable, ce qu’il leur a plu y lire, ou ce « qu’ils y cherchent pour couvrir des assertions hasardées. »
ée de celte école si large, la théologie du moyen âge n’avait point forligné, quand elle disait au xmc siècle par la bouche de saint Thomas 1 : « Celui qui interprète ces sortes de passages dans « l’Écriture, doit bien se rappeler, d’abord la véracité du texte, « que rien ne saurait ébranler; et puis, que le sens qu’il renferme « ne saurait être en contradiction avec une certitude obtenue par « d’autres voies que celle de l’interprétation. Car, le cas échéant, « s’obstiner à une explication différente, serait entêtement et « manque de respect pour l’écrivain inspiré. » Et Melehior Cano, un dominicain espagnol du xvi° siècle , est bien plus explicite encore quand il formule ce principe avec tant de netteté 2 : Tous les saints ensemble ne seraient point recevables dans les questions qui n appartiennent pas à la foi. En quoi l’on peut voir si la condamnation de Galilée, dont parle M. Letronne, l’eût beaucoup embarrassé 3.
« dici non potest; quum si quando de prava et falsa opi- « nione sua reprehendi et convinci cœperint ab iis qui nos- « trorum librorum auctoritate non tenentur, ad defenden- « dum id quod levissima temeritate et apertissima falsitate « dixerunt, eosdem libres sanctos unde id probent proferre « conantur, etc. » Je suis honteux de citer quelques lambeaux d'un si grand auteur pour lui revendiquer une doctrine dont toutes ses pages sont empreintes. Si celui qui occasionne ces observations eût connu le moins du monde les opuscules exégétiques de saint Augustin, il nous eût épargné la ridicule tâche de faire remarquer le jour en plein midi. Mais il parait que, sur les terres de l’Église, toute incursion est de bonne guerre; et que ni érudition ni probité n’ont rien à y voir.
I. S. Thomas, Qu. 68, a. 1. « In hujusmodi quæstioni- « bus duo sunt observanda. Primo quidem ut veritas Scripte turæ inconcusse teneatur. Secundo, quum Scriptura di- « vina multipliciter exponi possit, quod nulli expositioni « aliquis ita præcise inhæreat, ut si certa ratione constite- « rit hoc esse falsum quod aliquis sensum Scripturæ esse << credebat, id nihilominus asscrere præsumat; ne scrip- « tura ex hoc ab infidelibus derideatur, et ne eis via crête dendi prohibeatur. » Et il s’exprime de même ailleurs ( Opusc . X) comme pour maintenir énergiquement ce principe de plein droit: <e Plures horum articulorum ad fidei doetrinam non pertinent, sed magis ad philosophorum dogmata. Multum autem nocet talia quæ ad pietatis doetrinam non spectant vel asserere vel negare, quasi pertinentia ad sacram doetrinam... Unde mihi videtur lutins esse, ut hæc quæ philosophi communes senserunt et nostræ tidei non répugnant, neque sic esse asserenda ut dogmata fidei, licet
aliquando sub nomine philosophorum introducantur ; neque sic esse neganda tamquam fidei contraria, ne sapientibus hujus mundi contemnendi doetrinam fidei occasio præbeatur. »
Ce n’est là qu’une doctrine exprimée vingt fois par saint Augustin. Cf. August. epist. 143, ad Marcellin. —Imperf. de Gènes., 8. — De Genes. ad litt., I, 8, 19, 20; et II, 9. Ce dernier chapitre suffirait à lui tout seul. Mais entre les SS. Pères auxquels il a été fait des prêts dérisoires, sous prétexte d’emprunt , saint Augustin parait avoir été spécialement exploité par les mécréants. Le jansénisme en a voulu faire son patron au xvue siècle, à l imitation de Calvin. Pour ce qui est des assertions toutes gratuites qui passent avec les honneurs de la guerre dès qu’elles ont pour but de discréditer les grands docteurs catholiques, je citerai uniquement cette fois un opuscule de Christ ianusWormius (Wilhelmi filius), De corruptis antiquitatum hebræarum apud Tacitum et Martialem vestigiis, liber II (Hafniæ, 1694), p. 10. Saint Augustin y est donné comme se portant pour témoin de l’existence des Arimaspes, cyclopes quoique acéphales. On n’avait pas attendu l’édition des Bénédictins pour rayer des écrits de saint Augustin celui qui renferme ces jolies choses (copiées d’ailleurs dans les classiques); mais comme tout est de bonne guerre contre les docteurs de l’Église, cette attribution se répète encore dans les Mémoires de Berlin en 1794 (Berlin, 1799, p. 120) et passe peut-êtreà l’état de chose jugée dans les pays évangéliques.
2. Canus, L. Th., VU, cap. 3, concl. 4. « Omnium etiam « sanctorum auctoritas in eo généré quæstionum quas ad « fidem diximus minime pertincre, fidem non facit. »