Heeiien, op. c., I
4. Cf. Cancellieri, op. c., Syntagm ., p. 3, c. 4 ; et p. 4, c. 10.
Sur le mot secretarium , voir les notes à la chronique du
Mont Cassin (ap. Muratori, Rer. Italie. Script t. , t. IV, p. 442).
Les mots scrinium , scrineum, scrimtm (comme scrineus, scriniarium, etc.) rappellent assez bien le mot layette dont nous nous servons encore en fait d’archives. Cf. Nouveaux Mélanges , t. Il, p. 87, sv.
On rencontre aussi les mots agano, peribolmn, etc. (Chrome. glanafol ., apud AA. SS. Junuar., t. I, p. 1054), qui paraissent désigner le soin pris par les fondateurs pour donner aux bibliothèques une enceinte assurée contre le bruit, les coups de main et les causes les plus fréquentes d’accidents fâcheux.
iy.
MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE
puis plus avoir à ma disposition sur mes vieux jours1. En attendant qu’un savant laborieux s’impose cette utile mais pénible tâche, ce serait chose curieuse que de réunir, comme par manière de programme , les matériaux bibliographiques dont il importerait de s’entourer pour l’entreprendre avec quelque chance de succès. Il se peut que j’essaye de le faire, au moins sur quelques parties; mais celui qui, pourvu des connaissances suffisantes pour tracer la route dans son entier, ferait part au public de ces indications préparatoires, aura la consolation peut-être d’avoir frayé le chemin à un ouvrage dont les résultats ne sauraient manquer d’être glorieux pour l’Eglise.
Enfin, pour venger le bon sens et l’histoire, voici toujours les premiers siècles de l’Eglise mis quelque peu à couvert des gros anathèmes qu’on leur lançait si étourdiment avec une conviction fort gratuite. Le reste va venir peu à peu, pour ce qui regarde le moyen âge proprement dit; et je pense qu'on n’y verra pas ce mépris des livres profanes que M Libri donnait comme fait incontestable. Le lecteur prononcera sur pièces du procès, quoique je ne prétende pas épuiser la matière.
1. Les Annules clc philosophie chrétienne ont semé déjà dans leur collection d'intéressants détails sur ce sujet (voir la table générale des douze premiers volumes, à la fin du xnc) surtout en 1830 (t. I, p. 90, etc.). Mais les auteurs de ces divers articles, n’ayant point en tète des adversaires aussi érudits et d’une hostilité aussi prononcée que M. Libri, pouvaient ne pas se croire obligés à un système d’apologie complet. La mienne, sans l’ètre entièrement, présentera, si j’ai rempli mon dessein, un front plus étendu. La circonstance l’exigeait, et je tâcherai d’y satisfaire; quoique maintes circonstances tout à fait indépendantes de ma volonté aient beaucoup trop circonscrit les recherches auxquelles il
aurait fallu se livrer pour être moins incomplet dans une entreprise si vaste. Ceux qui connaissent le métier, sans même savoir tous les fondements de mes excuses , comprendront que je ne dise pas dans ce simple essai :
« Exegi rnonumentum ære perennius. »
Ma prétention ne va pas jusque-là; et qui voudrait s’y mettre avec bon courage, pourra certainement trouver bien mieux. Car aujourd’hui les sources deviennent tout autrement accessibles qu’elles ne l’étaient il y a trentehuit ans pour un homme sans nulle protection (au contraire).
BIBLIOTHÈQUES DU MOYEN AGE