‹ Monuments religieux de l'architecture romane et de transition dans la région picardeChapitre 73 sur 335 · Cf. Nardi et Thomassin, /. c. passim · texte numérisé non relu

Cf. Nardi et Thomassin, /. c. passim

5. Cf. Poleno, Supplément, ad Gronov. et Græv., t. 1. De archivis, cap. xv. — Codinus, De officiis... passim. — Nardi, l. c. — Cancellieri, op. c., syntagm., p. 4, c. 10.

6. Ciampini en a publié une liste dont la continuation jusqu’à nos jours enregistrerait des noms que nos descendants se rappelleront à jamais, en raison de ce que la science doit à plusieurs d’entre eux.

7. Il a été dit un mot précédemment sur les classes établies dans les cliapit res et les monastères. Le schola.sticus, ou écolàtre (scholaster, magister scholarum, caput scholæ, capiscolus, etc.), dont le titre, changé plus tard en celui de théologal, s’est maintenu encoie sous ces deux formes dans plusieurs églises, était celui qui en avait la direction ; et sa charge était si fort en honneur, qu'on la trouve quelquefois désignée par l'expression de major capituli. Me serait-il permis de faire observer que cette question, trop peu étudiée, des écoles ecclésiastiques au moyen âge, pourrait bien avoir échappé aux continuateurs de Y Histoire littéraire de la France, lorsqu’ils se croient fondés à dire, d’après Lebeuf, que la ville d’Auxerre avait une école pu-

BIBLIOTHÈQUES DU MOYEN AGE

A ces bibliothécaires il fallait des livres, et à ces copistes, des textes qu’ils pussent reproduire; or comment se les procurer, lorsque la rareté des ouvrages, la difficulté des communications, l’incertitude ou même la nullité des données sur l’état des bibliothèques étrangères, semblaient faites pour décourager le zèle le plus ardent? On faisait face aces obstacles avec une opiniâtreté de recherches, un empressement et une continuité d’efforts, dont je recommande l’appréciation à ceux qui parlent de l’indifférence du moyen âg’e, ou même de son mépris pour les sciences. Sans doute des donations venaient quelquefois au-devant de leurs désirs, ou récompensaient leurs sollicitations et leurs recherches 1 ; ainsi le fondateur du monastère de Saint-Jacques in insula, à Liège, pourvut à la bibliothèque en même temps qu’aux constructions et possessions de l’abbaye \ Mais qu’était-ce pour le besoin

blique (une sorte d’académie comme celle de Bologne), pour le droit romain (tf. Hist. litt. de la Fr., t. XIV, p. I 18- 119)? Malgré le poids de pareil témoignage, ne serail-il pas absolument possible que cette école de droit fût tout simplement l’un des cours de l'école capitulaire? Uf. Nardi, op. c., passim. — Andr. Muller, Lexik. d. Kirchenrechts, passim; etc. — Masdeu, Hist. crit. de Espaha, t. XI , XIII, XV, etc. — Je vois bien d ici plusieurs réponses que l’on pourrait imaginer à mon observation, mais je n’en reconnaîtrais qu'une bonne; ce serait de montrer tout simplement qu’il y avait bien à Auxerre un cours de droit en dehors de l’école ecclésiastique. Jusqu'à cette démonstration, ma difficulté subsiste, comme on dit; parce que jusque-là je suis en possession de faits, contre une simple hypothèse.

Sur les écoles capitulaires, ou même collegiales, je regrette de n’avoir pu consulter les trois volumes in-f° d’un premontré catalan (Joseph Marti) mort en 1806, qui traitent de la vie canoniale dans les Eglises de Catalogne; mais principalement des chanoines réguliers de Saint- Augustin et de leur sécularisation. On peut du moins consulter Masdeu, Histor. critica de Espaha, t. XI, p. -193, 312; t. XIII, p. 313 sgg.; t. XV, p. 243. sgg. — Antic/ntà Longobardicü-Milanesi , t. III, p. 377 -388. — Ziegelbauer, op. cit., t. I, p. 313, 319, 212. — Rohrbacher, Hist. unie, de l’Église cath., t. XIV (1844), p. 479, svv. — lnstruct. publique à Rouen durant le moyen âge (dans le Précis analyt. des travaux de l’académie des sciences de Rouen, 1848). — Le Correspondant , janvier 1874, p. 15, svv.; 33, sv.; etc.

1. Saint Odon, depuis abbé de Cluny (xe siècle), et instituteur de la congrégation de ce nom, avait apporté au monastère (la Baume en Bourgogne) où il prit l’habit, ses livres qui étaient au nombre de cent volumes (Ceillier, t. XIX, c. xl, n° 3). Mais des hommes tels que saint Odon n'étaient pas communs; il fallait, pour former une bibliothèque semblable, posséder à la fois des richesses et des connaissances, qui n étaient pas souvent réunies. C’était donc un rare bonheur, et dont les communautés recherchaient l’occasion de tout leur pouvoir. Mabillon (FJudes monastiques , c. x) rapporte une lettre écrite au nom de saint Bernard (par Nicolas, son secrétaire, ep. 29), à Philippe, chancelier de l'empereur et prévôt de Cologne; le saint abbé, apprenant que cet ecclesiastique songeait à partir pour la Terre-Sainte, l’invile à laisser sa bibliothè-

que aux moines de Cîteaux. Et toutefois les premiers Cisterciens se piquaient peu d’études.

Guillaume de Cambray, archevêque de Bourges, mort en 1505, laissa ses livres au monastère de Chezal-Benoit, chef d’une réforme bénédictine qui eut beaucoup d'influence dans nos provinces.

Dans les obituaires et les calendriers (pour commémoraison aux anniversaires), on trouve fréquemment les donateurs de livres. Cf. Cancellieri, De secretariis.... t. II, p. 859, 861, 864-871. — Biblioth. de l’Ecole des Chartes, ve série, t. III, p. 38, svv.; et 50, svv.

A défaut de donateurs, on achetait les livres à grands frais. Grimold, abbé de Saint-Gall (ixc siècle), est loué par Metzler (ap. Lebrun, Explication de la messe , t. III, 2e dissert., art. ii), pour avoir employé des sommes considérables à se procurer les meilleurs ouvrages. Une charte d’Ensdorff (ap. GEfele, Rerum boicarum scriptores, t. I) atteste la cession viagère d'un bien de l’abbaye, faite à une certaine Élisabeth /rentier, en payement d’une partie de la bibliothèque laissée par son frère le doyen (1102). Jean, abbé de Beaugency (xn° siècle), informé qu’une bibliothèque importante était à vendre, conjure son ami de ue pas la laisser acheter par d’autres. « Rogamus vos quatinus « bibliothecam illam, si tara bona est ut scribitis, retinea- « tis ne alteri vendatur; quia in reditu Capituli, per vos « veniemus, eteam cum consilio vestro, si Deo placet, cornet parabimus. » Correspondance de Gaufred ou Geoffroi , ap. Martène, Thésaurus anecdotor., t. I, col. 514.

Lorsque Edouard I ( Langshranks ) chassa d’Angleterre les juifs qui s’y étaient extraordinairement multipliés depuis Guillaume le Conquérant, deux moines de Ramsey jugèrent utile d’exploiter une si belle occasion. Mettant donc à profit la confiscation prononcée contre les Israélites, ils achetèrent aux gens du roi, pour leur abbaye, quantité de livres des synagogues supprimées; en sorte que la bibliothèque de Ramsey était la mieux fournie de toute l'Angleterre en fait de mss. hébreux. Cf. Ziegelbauer, op. cit., t. 1. Le British Muséum en aura bénéficié.

Nous rencontrerons ailleurs plusieurs faits semblables, que je n’ai pas voulu entasser ici.

2. Ziegelbauer, II. lit. O. S. B., t. I, p. 456. Aux yeux de saint Ignace de Loyola, une fondation n’est pas censée achevée, si la bibliothèque n’y a pas été comprise.

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d’une communauté entière, que des collections de livres rassemblés par des particuliers? et ces donations pouvaient-elles être communes, ou au moins importantes, lorsque les livres étaient si rares? Une des ressources les plus ordinaires était donc de se communiquer réciproquement, d’une bibliothèque à l’autre, les livres qui manquaient à l’une des deux communautés, soit pour les échanger, soit pour les faire copier durant le temps de leur séjour chez le demandeur.

1 semble même que, pour faciliter ces bons offices réciproques, on se transmettait parfois (ou du moins on laissait copier) les catalogues des bibliothèques. Car Servatus Lupus parle de celui de Seligenstadt, comme l’ayant sous les yeux à Fulde : « Quos (, libros ) vos habere arbitrer; propterea quod in brevi voluminum vestro- « rum post commemorationem libri ad Herennium , interpositis quibusdam aliis « reperi : Ciceronis de rhetorica ; item explanatio in libros Ciceronis. Præterea A ali « Gellii noctium atticarum. Sed et alii plures in prædicto brevi l. » Des informations presque semblables se reconnaissent plus tard dans la correspondance de Pierre le Vénérable (Epis/., lib. I, 24) avec Guig’ucs, prieur de la Grande Chartreuse. Or les chartreux, presque entièrement isolés du monde, semblaient surtout pouvoir se passer de livres pris dans l’antiquité classique. Ils n’en firent rien, ce dont je les loue ; et se trouvèrent prêts ainsi avant la Renaissance, pour rendre de grands services à l’Eglise du fond de leurs solitudes silencieuses.

Le même Servatus Lupus, depuis abbé de Ferrières (en 842), avait lié amitié avec Eginhard (Einhard), l’ancien favori de Charlemagne, et alors abbé de Mulinheim (ou Seligenstadt), tandis qu’il étudiait à Fulde sous Raban Maur ; et celui-ci lui communiquait les livres qui ne se trouvaient pas à Fulde2. La correspondance de ce même Loup de Ferrières offre plusieurs autres traits de cette amitié confiante entre les hommes des pays les plus éloignés par la similitude des vues scientifiques et religieuses. Dans sa lettre à l’abbé Altsig d’York, il ne balance nullement à lui faire tout à la fois l’offre de sou amitié et la demande d’un semblable service3, le priant de lui envoyer entre autres choses les Institutions de Quintilien. Ce noble commerce littéraire était si bien établi, que Servatus Lupus encore ne fait point difficulté de s’adresser au pape même4, pour obtenir enfin plusieurs ouvrages qu’il

1. Ce mot brève parait avoir été eu usage pour désigner un catalogue (sommaire peut-être). Un ms. du ixe siècle à Saint-Gall (ap. Hænel) est intilulé « Breviarium librorum « de cœnobio S* Galli. » Cf. Ziegelbauer, Hist. litt. 0. S. B., t. I, passim.

2. Ceillier, t. XIX, c. ni, n° t. Servat. Lup. ep. 1, 101, 102.

3. Cette lettre dont on a déjà vu un fragment, est trop remarquable par l’assurance et la franchise empressée avec laquelle il entre en matière, pour qu’on n’aime pas à en trouver ici l’expression : « Onia vos amore sapientiæ, « cujus et ego sum avidus, tlagrare comperi, vel secun- « dum illud Tullii, pares cura paribus facile congregantur, « vel juxta receptæ scripturæ assertionem omne animal <i diligit sibi simile , sic omnis homo; bac epistola meam « offero et vestram expeto amicitiam, ut nobis vicissim « quum in sacris orationibus, tum etiam in quibuslibet aliis » utilitatibus prodesse curemus. A (que ut quod polliceor « vos exequamini priores, obnixe ilagito ut quæstiones

« beali Hieronymi, quas teste Cassiodoro in vêtus et novum « testamentum elaboravit, Bedæ quoque vestri similiter « quæstiones in utrumque Testamentum itemque memorati

« Hieronymi libros explanationum in Hieremiam, præter « sex primos qui apud nos reperiuntur, ceteros qui se- « quuntur; præterea Quintiliani institutionum oratoriaruru « libros xii, per certissimos nuntios mihi ad cellam S. Juif doci... dirigatis, tradendos Lantramno qui bene vobis « notus est, ibique exscribendos, vobisque quam poterit « fieri celerius remittendos, etc. » Ep. 62.

4. Lup. Ferrar. ep. 103, ad Benedict. ni. Le motif qu’il y fait valoir : « quia parentes thesaurisare debent fiiiis, » avait été compris avant lui par bien d’autres, et par les souverains pontifes, tous les premiers. Pères des chrétiens, ils avaient senti en effet que, selon la remarque de Loup de Ferrières ( ibid .), la science devait descendre sur la chrétienté de la même source qui lui avait donné la foi. De tous côtés les évêques et les abbés recouraient à cette mère et maîtresse de toutes les Églises, pour y puiser les connaissances même profanes, avec une assurance qu'on regardera comme peu respectueuse, si l’on ne sait apprécier et le Saint-Siège , et ces âges d’une simplicité que nous avons en grande partie perdue.

Des Gaules et d’Alexandrie, on écrivait daus ce même but

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avait recherchés inutilement ailleurs. Et, au grand scandale des âmes pieuses comme MM. Blume, Græsse, Bouterwek et autres, ou pour le redressement de certaines éruditions bien affirmatives, mais mal appuyées par les faits *, nous sommes forcés de convenir qu’en recourant au successeur de saint Pierre, ce ne sont pas seulement des Saints Pères, ce n’est même aucunement des antiphoniers ou des légendaires que lui demande ce moine du ixc siècle, c’est Cicéron De oratore , Quintilien , et le commentaire de Donat sur Térence ; le tout avec des prières qui approchent de la supplication, et avec promesse de renvoyer ces livres ponctuellement, lorsqu’il en aura fait prendre copie. Dans d’autres lettres encore, il prie ses amis de lui envoyer Suétone, Tite-Live, divers ouvrages de Cicéron2, etc.

Lorsque Servatus Lupus {Epist., .5) s’excuse auprès d’Éginhard pour n’avoir pas encore rendu le manuscrit d’Aulu-Gelle qu’on lui avait confié, il rejette ses délais sur l’abbé de Fulde qui ne voulait pas laisser partir ce livre sans en faire prendre copie pour son monastère. « A. Gellium misissem nisi rursus ilium abbas ( Hrabanus ) retinuisset, questus necdum sibi eum esse descriptum. Scripturum se tamen vobis dixit, quod præfatum librum vi mihi extorserit. Verum et ilium et omnes ceteros quibus vestra liberalitate fruor, per me, si Deus vult, vobis ipse restituet. » Il paraît donc que l’on s’arrachait des ouvrages classiques, entre moines, et que c’était à qui ne s’en dessaisirait pas sans s’être assuré la possession d’un exemplaire à demeure.

De même au ixc siècle le martyr saint Euloge, revenant de la Navarre à Cordoue, rapportait avec la Cité de Dieu de saint Augustin, l’Enéide de Virgile et les satires d’Horace et de Juvénal3, sans compter les fables d’Avienus.

à S. Grégoire le Grand, en alléguant Y ancienne coutume, pour excuse de cette importunité (Cf. Gregor. M., Epist. xi, 56; vin, 29, ed. cit. — Histoire de l’Église Gallicane (in-4°), t. III, p. 342, 359). Saint Martin Ier répond à des demandes semblables de Belgique et d'Espagne (Cf. Baron. Annal, ad A. 649, xxxvui, xlv, lxxxi et lxxxiii). Paul Ier, prié par Pépin de procurera l’Église de Saint-Denis des livres grecs, envoie (en 737) un ouvrage d’Aristote, les écrits attribués à saint Denis l’Aréopagite, un traité de géométrie, etc. (« omnes græco eloquio scriptores. » Cenni, Codex carolinus , vol. I, p. 148, ap. Blume, lier italicum : Einleitung). 11 n'y avait pas plus de merveille à s’adresser au Pape pour les livres, qu’à lui demander des reliques et des dispenses; c’était chose reçue (Cf. Pelit-Badel, op. c., p. 40-41 — Rohrbacher, op. cit., t. XXII, p. 422).

Toutefois je ne compte point parmi les communications de ce genre l'envoi des encycliques aux métropolitains, que Blume (l. c., p. 41) traite de commerce bibliographique, sans doute dans la crainte qu’on n’y soupçonne un monument de l’autorité des souverains pontifes.

Mais faisons observer que, quand Loup de Ferrières s’adresse au pape en demandant des livres, il se gêne beaucoup moins qu’en écrivant à Éginhard pour le même sujet. L’ancienne situation de ce dernier auprès de Charlemagne intimidait sûrement beaucoup plus que ne faisait la dignité du souverain pontife. On aurait à citer plus d’une page de précautions oratoires dont il couvre ses approches lorsqu'il aborde l’abbé de Seligenstadt pour obtenir quelque prêt, et dont il se dispense avec Rome.

Heeren fait remarquer {op., c. n, 7), que 1 Italie du moyen âge, malgré ses désastres, semble avoir été inépuisable en manuscrits de tout genre qu’on y venait recueillir de toutes

les parties de l’Église. On en trouvera plusieurs exemples dans les pages suivantes, outre ce qui a été dit déjà. Une observation curieuse de Blume à ce sujet, c’est que, depuis l’empire jusqu’au xv° siècle, l'Italie semble avoir immensément donné en fait de manuscrits, sans guère recevoir du dehors; les choses changèrent du xv°au xvme (dit-il), époque où le zèle de ses humanistes accumula dans son sein des trésors en ce genre ; mais, depuis la fin du siècle dernier, les étrangers semblent avoir pris à tâche de conspirer à l’appauvrir, et les habitants n’y ont que trop donné les mains en troquant bien des fois contre l'or britannique ou russe ce que les violences de la guerre leur avaient laissé de richesses littéraires.

D’autres indications de prêts se trouveront dans les ouvrages suivants : D. Pez, Thésaurus, t. VI, P. n, p. 53, 55; Monumenta boïca, t. 1, p. 114; Léop. Delisle, Biblioth. de l’École des Chartes, me série, t. I, p. 225, svv.

1. Blume (. Encyclop . d’Ersch, et Gruber, art. Handschriften ) nous apprend qu’au moyen âge, « la haine contre les « livres profanes, et païens surtout, rendit odieux et fit « maltraiter les savants qui s’en servaient. Les ouvrages « de théologie et d’histoire ecclésiastique y furent, dit-il, « objets presque uniques de l’occupation des moines. » Sur quoi, il renvoie à son lier italicum, où l’on doit en trouver les preuves. Comme ses preuves ne sont guère que les prétendus faits allégués par M. Libri, nous remettrons à en examiner plus tard la valeur; tout en faisant d’avance remarquer çà et là combien elles sont reniées par l’histoire prise dans son ensemble. Cf. Bouterwek, Gesch. d. Poesie und Beredsamkeit..., Einleitung.

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