‹ Morale des idées-forcesChapitre 52 sur 136 · IKALTSE DE LA CONSCIENCE BE SOT · texte numérisé non relu

IKALTSE DE LA CONSCIENCE BE SOT

plrine lumière. Ce fait est indépendaTiU lui aussi, de toulos les hypoliièses sfiéciilatlves ou critiques sur la nature de ce qu'on appelle causalité» sur sou caractère efficienl ou simpleint*iit régulateur^ sulistaiitiel ou uiudaU etc. Au point de vue de l'expérience positive, il n*est pas vrai que Tiudivido soit, comme le veut Comte, une simple ^< abstraction » ; en tous cas, il est une abstraction (|ui, eu se pensant elle-nièuii\ se réalise: penser son individualité^ c'est déjà s'individualiser,

La conscience, en tant que principe psychulugiqned'individuation et de séparation relative, apparaît de prime abords au point dc^ vue moral, comme un germe d'égojsme possible. Ptiisque Têtre pensant, |mr la conscience, se sépare du tout et se conçoit avec une certaine existence propre, notamment avec une sensilnlité et une volonté propr*^s, il peut vouloir indivldiieltemenl^ non universellrmrnt. Sa conscience rcûéchie peut accroître encore cette individuation, cette concentration cpii existe déjà dans sa conscience spontanée. De plus, par un cas nouveau de la loi expérimentale et scieutilîque des idées-turccs, la réllexion peut (Guyau Ta montré) deveiûr l'oree dissolvante pour toutes les clioses qui sont conçues en opposition avec Tintérèt du moi; à moins que, par ailleurs, Fintelb^ence ne les justifie au nom de quelque principe qui, constituant un ijitérct supérieur, se tera ad mettre du moi lui-même,

Tel est, îM3ur la morale des i<16es-tbrces, le coté individualiste de la conscience. Nous l'opposons, comme un fait indéniable, aux théories qui prétendent absorber ontii^rementle moi dans la société ou dans la nature. Tel est aussi le côté* vrai de toutes les morales individualistes.

II. — Mais ce n'est laque le premier aspect de Texpérieiice intérieure. Nous allons voir que Tactc d'union est, pour la conscience, aussi essentiel que facle de séparation. Dans Je pense, le sujet a un complément ruVcessaîre, trop négligé par Descartes : ïobjel pensé. On ne

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