M. JULES SIMON
les parents en état de payer paient; mais il ne décide rien. Nous ferons comme lui.
On peut différer d'avis sur laqucslion de lagraluiléabsùiue ou restreinte; mais où il n'est pas permis de différer, c'est sur ceci, que l'instruction ne doit être refusée à nul enfant qui n'a pas les moyens de la payer, l'ourlant cela arrive : une disposition étrange de la loi de 1853 donne an* préfets le droit de fixer pour chaque commune un chiffre d'élèves gratuits, el si le nombre des enfants sans ressources dépasse ce chiffre, il faut qu'ils attendent à la porte de l'école. La première chose à faire, comme M. Simon le réclame, est de réformer cette loi; une société civilisée ne doit Jamais dire : « Tant pis pour les pauvres! •
Sur la question de l'instruction obligatoire, M. Simon est tout autrement prononcé ; une bonne partie de son livre est un plaidoyer en faveur de l'obligation, une discussion serrée, conduite avec une habileté merveilleuse, et qu'il faut voir dans le livre même. II commence par distinguer l'instruction obligatoire de l'école obligatoire ; il n'impose que l'instruction et n'impose pas l'école, qui peut déplaire aux parents, par des scrupules qu'il respecte. Cela dit, il avance. Après avoir noté dans le Code toutes les interventions de la loi dans la famille, pour limiter la liberté des membres les uns à l'égard des autres, el en particulier la liberté des parents à l'égard des enfants, il conclut :
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