‹ Morale et politiqueChapitre 24 sur 113 · HISTOIRE MURALE DES FEMMES · texte numérisé non relu

HISTOIRE MURALE DES FEMMES

La quatrième édition île { Histoire morale des Femmti de M. Lcgouvé, vient Je paraître; nous ne voulons que l'annoncer, sans examiner a fond le livre, oui soulevé les questions les plus considérables. Voici, en clïel, le résumé des changements que l'auteur demande dans les loi: et dans les mœurs :

■ Pour les filles : Hi'l..r:m' . U- l'éducation ; loi sur la séduction : éloifroement il" Vipr du mariii^ i intervention réelle des fiancées dans la réduction do leur contrat . abuiilii.n des snitiinuliuus respectueuses. Pour Ifs épouses : (no inaji>riiè administration cl droit de disposer d'une partie do leurs liieus pnrlienliers ; iin.it de purailro en justice sans le consentement du mari ; limilulswi du pouvoir du mari sur lu personne do la femme i création d'un conseil do famille chargé de contrôler cette port de pouvoir,

■ Pour les mèr.s Droit de din i timi, druil d'éducation, droit de consentement au mariage de leurs enfants , loi sur la recherche de la paternité : eréalion d'un conseil de l'iundle. pour jnt-er les dissentiments graves cuire le pi re et la mère. Pour les femmes : Admission ù la tutelle et au conseil de famille : udmi.ssiiin uni professions privées ; admission, dans les limites do leurs qualités et do leurs devoirs,

' Un vol. in-I8, Didier,

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On voit combien ces sujets nous mèneraient loin, si nous consentions a y entrer une fois; il y faudrait, outre la philosophie morale, îles connaissances d'histoire, d'économie politique et de droit auxquelles nous n'osons pas prétendre ; il y faudrait, sur chacun des points, ce que notre collaborateur M. Laboutaye a mis dans son Histoire du droit de succession des femmes, dont M. Legonvé a fait un si utile usage. Quand il n'y aurait que le sujet du divorce, pour lequel M. Legouvé se prononce, et qui appelle tant de considérations de tout ordre, ce serait assez pour nous avertir que cette question de la juste condition des femmes est un monde et qu'il importe de ne pas s'y jeter imprudemment. M. I.egouvè, an contraire, est là chez lui, il est d'une famille où la défense des femmes est une fonction et une illustration héréditaire.

N'y a-t-il rien a corriger dans la condition morale des femmes telle qu'elle est réglée chez nous 7 On doit du moins avouer qu'elle a été réglée par une main assez dore, celle de Napoléon I". « C'est lui qui termina une » discussion au Conseil par ces mots : a il y a une chose » qui n'eut pas française, c'est qu'une femme puisse faire »' ce qui lui plaît. » Quand on rédigea l'article 3)3, la • femme doit obéissance à son mari, Bonaparte demanda » que le maire, en prononçant ces paroles devant les « époux, fût revêtu d'un costume imposant, que son " accent fût solennel, cl que la décoration austère de la » salle, prêtant à t'énoncialion de cette maxime une « autorité terrible, pùt la graver à jamais dans te cœur » de la fiancée. »

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