CHRISTIANISME ET CIVILISATION
librairie Hachette publie une nouvelle édition du livre Christianisme rt ekilisation, par M. l'abbé, Sùuac, ancien ]irt;tnioj- ;iuni(>ni^r du collège liollm. Je n'ui pas l'honneur de eonuallrc M. l'abbe Sfnoc; mais il ine semble le connaître après avoir lu la page suivante, où l'honnête! é et la boute parlent avec le charme le plus touchant. Il se reporte au temps où, nommé aumônier dans un collège de Paris, charge d'enseigner la religion a des intelligences éveillées, il se représentait les diUieuhés de la tache qu'il avait à remplir :
conséqueoce iialuratle, je mis ilaii-s iv r.tvr-- l..ul.- innu iiui>. rl Dion
sail ce qu'elle ni'u imSIi'- Je Iimij-is i-l <].: nmiii suiis s.mimeil. Je L'ai poursuivie pcoiluul Ir.'nl.'.-tr.ji.- iImh* <".^lci taaisaa que j'avais ajoplée comme une famillu, leuiul muu Ami: suisnciisi'iiunl fermée ù toute iJée niDbîliixi'iM.ii m.'mr ^Lrun^'iv. J'.']ir.»]v.' ici une joie alleu.
vomirais recommencer nia carrière : el ce sentiment vrai leur tloil rire un ii ! iri!(ifinnj.-c non t'-ijuivivriie iju'ilji lue l'uni rrixlue heureuse. Ils savent si leur vieil umi oiuic «s réiuiiimp numicllrsoù il ne trouve avec plusieurs représeiilniits île minil.rcuses (.-n'iirratinns qui onl pass* par ses leçons el ]iar ses suins dévuuds. ■
11 y a environ une Irentaine d'années, la querelle religieuse étail vive dans le monde : d'un coté, des catholiques qui «poussaient la civilisation comme ennemie du christianisme, de l'autre cûlc, des philosophes, des libéraux, qui repoussaient le christianisme comme ennemi de la civilisation ; ici on attestait Rousseau et Voltaire, là Joseph de Maistre, Ronald et Lamennais. Il existait dès lors des partisans de l'intolérance cl delà théocratie, qui croyaient ces belles doctrines si nécessaires au bonheur du genre humain qu'ils brûlaient du désir de les répandre; ils onl eu des enranis que nous voyons et qui nous édifient à leur lour. M. l'abbé Sénac était contraire aux deux opinions : il aimait en même temps le christianisme et lacivilisation, cl quoique sa foi religieuse fût fondée sur d'autres preuves, il regardait comme une prouve et une gloire du christianisme que celte doctrine, toute-puissante pour le salut, fût aussi associée à tous les progrès des sociétés humaines.
11 entreprit de réfuter Joseph de Maistre, Ronald el Lamennais, de combattre l'intolérance et la théocratie;