‹ Morale et politiqueChapitre 67 sur 113 · UNE CIRCULAIRE DE M. DURUY · texte numérisé non relu

UNE CIRCULAIRE DE M. DURUY

On sait que M. le minisire Je l'instruction publique a autorisé les proviseurs île Paris el de Versailles if envoyer nu lycée ilu Havre, pendant les vacances, les ùlêves devraient passer ce temps au collège; le lycée île la Hoelielle est autorisé île même n recevoir les élèves du ressort académique de Poitiers, cl le ministre se declan; prêt à généraliser celle mesure; Il a pense" que > le >> séjour tie quelques cumuls dans de grandes maisons » vides de jeux el de travail csl fort triste, s et il désire « changer celle tristesse en plaisirs utiles ou corps el a » l'urne. > Tandis que des entants vont il la iner, d'autres, du centre de la France, du sud et de l'est, pourraient aller aux montagnes, dans les Pjrénées, les Alpes, la Suisse cl l'Auvergne, en excursions. Et qui empêcherai! que ce qui se fait mi\v;ieaiti'es de septembre

deux fuis avec succès par le directeur du collège Ilollin. M . Duruj ajoute : « Ce que je prescris pour le temps des

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» vacances, je suis disposé ii le faire durant les études » mêmes. L'Université, qui n'est qu'uni! grande famille,

■ peut avoir des lycées d'iliver et des lycées d'été, pour » les enfants dont la constitution délicate exige des » soins et un régime particuliers. Ainsi quelques-uns de » nos lycées do l'Ouest recevraient, de juin à octobre, >> jwur un temps déterminé, les enfants à qui l'air des > cotes ou les nains de mer seraient recommandés; ceux » de Nice, de Pau et de Montpellier donneraient une

■ hospitalité attentive, durant la saison rigoureuse, aux j> élèves qui auraient besoin d'un climal plus doux, a

Nous avons élé très- lieu reux de lire celte circulaire, qui, nou3 l'espérons, ne restera pas il l'étal de circulaire. Sur ce qui intéresse la santé et la vie des enfants, il ne saurait y avoir de discussion ; quant aux excursions pour les bien porlanLs, nous n'ignorons pas qu'elles peuventolïrirquelques difticullés, qu'il y faudra tout un apprentissage pour les maîtres. Ils avaient l'habitude de parler aux élèves au nom du règlement et nu sont pas Tails à l'espèce de commerce qui nall des courses en commun : ils auront à maintenir leur autorité et ii la rendre plus flexible, ce qui leur demandera beaucoup de tact, mais n'a rien d'impossible; certainement ils gagneront à connaître les enfants dans cette vie plus libre où les caractères se montrent, ils apprendront quelles prises ils peuvent avoir sur eux ; ils découvriront sous l'uniforme des natures diverses qu'ils traiteront diversement, entin ils seront de toute façon plus près des enfants, ce qui est bon pour les conduire.

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