M. SCHERER 32S
mer plus tari] sur un sujet, on lient a connaître te qu'elle pense là-dessus, et elle est une puissance avec qui l'on compte.
Le tempérament de la France est en train de changer. Nous rappelons ce qu'il est en quelques mots. 11 y a chez nous, à chaque époque, un ensemble de croyances qui s'impose avec une force singulière : il se compose de veillés humaines et de vérité; convenues, qui essaient de s'identifier avec celles-là, de se faire passer pour éternelles et universelles. On lient sans doute aux premières, mais on se rassure en pensant qu'elles se défendent toutes seules; nous n'en prenons pas de souci, sachant qu'elles ne peuvent pas périr; quant aux antres, malgré les airs que nous affectons, nous sommes moins rassurés; aussi, dés qu'on les atteint si peu que ce soif, nous jetons les hauts cris.
Lorsqu'on recommanda à Louis XIV un personnage pour lequel on sullicilait la faveur royale, il le repoussa comme janséniste. « lui. janséniste! sire; il ne croit seulement pas en Dieu ! - Ah ! c'est différent, . La société française est comme Louis XIV. Nous livrons la morale, pourvu que l'on respecte nos imeurs: nous consentons que l'on donne la plus injuste origine :'i la so ciété, parce que dans cet analhème commun on n'atteint pas nommément l'une quelconque de nos distinctions sociales. Dites que la propriété est un vol ; mais, s'il vous plaît, pas de nouvel impôt. Un gouvernement existant ne se fâche point contre quelqu'un qui proscrit tout gouvernement : une légèr e opposition lui est autrement importune; il est même assez flatté si, dans la proscription