LA FONTAINE KT LES FABULISTES
> sont une lecture morale. — Ils ne sont pas vrais, dil-
> on ; — sans doute; c'est pour cela qu'ils sont rao-
> raux. •
Maintenant, enfants, et nous tous grands enfant; qu'on appelle des hommes, allons nous plaindre de ces terribles professeurs, qui corrigent la raison par des fables et les fables par des contes .
'JuiUel 1866.'
Prononcé au twuqual ries ancien! êlttei du Lyc4e de Bortemm, 9 nul 18B7
Mes chers camarades, je puis vous appeler tous ainsi, car j'ai été Irois ans à l'Ecole normale avec le digne proviseur de notre J.ycée, vous voulez que je parle; mais il y a quinze ans que je n'ai parlé et je ne sais vraiment plus si j'en suis encore capable ; enfin, je vous obéis et je vais en avant, comme va un soldat français, dussc-jc, moi aussi, rester en route. Que je vous dise toujours combien je suis reconnaissant et ému du toast qui m'a été porté si amicalement et de l'accueil qu'il a reçu ; vous m'avez donné un plaisir qui console de bien des épreuves. Puisque on a parlé de l'honneur que l'Institut m'a fait en me nommant l'un des siens, honneur que je dois à quelques excellentes amitiés et auquel je n aurais jamais osé prétendre, laissez-moi vous dire aussi que le plus grand charme de celte compagnie est d'y