‹ Morale et progrèsChapitre 113 sur 199 · De la LiHth'ftUli'fi, «*tc»j olinp. StV · texte numérisé non relu

De la LiHth'ftUli'fi, «*tc»j olinp. StV

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nous et hors do nous, tant que Thomme n'aura pas cess6 d'etre homme, tant qu un homme sera sur la terre et qu'un ceeur battra dans une poitrine humaine.

Qu'importent toutes les douceurs qui nous sont pr6dites en vertu de la perfectibilite infinie? Qu*imparte meme que tout travail devienne un plaisir pour nos bienheureux descendants, qu'ils soient aflfranchis de toute peine, et qu'ils couchent sur des feuilles de rose, s'il faut y mourir? Quand meme la moyenne de vie humaine devrait atteindre les 196* ans de Fourier, ou meme le nombre des ann6es des patriarches de la Bible, k moins de nous gratifier de Timmorlaltte terrestre de Condorcet, comment bannir de ce pretendu paradis sur terre la mort qui g^te, qiii empoi- Sonne tons les biens, tons les plaisirs, la mort en face de laquelle, qu'il s'agisse de nous-mfemes ou des ndtres, il faudra toujours la force et le courage? Mortem meam et meorum hdrreo: jamais ne cesseront d'etre vraies ces tristes paroles de saint Bernard, tant que nous ne serons pas immortels. Tout epris qu'il est de la loi du progres, Jean Reynaud n'a pas du moins des illusions de ce genre; il ne croit pas a la pure beatitude dans cette vie, tant qu'elle aura la mort pour terme fatal : « Je veux, dit-il, que Thommc soit dispense sur la terre de touto occupation grossiei*ey que le

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