‹ Morale et progrèsChapitre 114 sur 199 · CHAPITRE NEUVlfeME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVlfeME

sol y fleurisse sous ses pas, que sa locomotion devienne douce et rapide comme celle de Thirondelle qui nage dans les airs... bref, que la societe humaine soil comme un choeur d'anges ; ce reve n'est pas encore assez beau pour faire descendre la pure bfiatilude sur la lerre. La mort y reste pour crier sans cesse k Toreille de Thiomme que sa condition est imparfaite et que ses espfirances doivent tendre vers un etat meilleur... mort! ennemie de tout attachement v6ritable, toi qui feras verser des larmes, lors meme qu'on aura trouv6 le secret de n'y plus verser de sueiirs *... mort ! qui ne reconnaltrait que tu es pour nous un incurable fl6au * ! »

Lamartine a non moins eloquemment combattu, en la mettant en face de la mort, cette chimere de la perfectibilite continue et ind6finie : « Tant que rhomme, dit-il, n'aura ni perfectionne ses organes, ni vaincu la souffrance physique et morale, ni prolong6 sa vie d'une heure, ni prolonge I'existence de ceux qu'il aime... quel est le railleur qui osera lui parler des progres de son bonheur? Qu'est-ce qu'un bonheur qui se compte par jours et par semaines et qui s'avance k chaque

i. Jean Reynaud ne ci'oit pas nofl plus k ce mefVeilleux se* cret ; il sontient contre Fourier que rhomme est n^cessairement condamn^ au travail k perp^tuit6.

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