‹ Morale et progrèsChapitre 119 sur 199 · Tartufe · texte numérisé non relu

Tartufe

pour cotivoiter la femme, sinon la richesse d'autrui.

Ainsi, ou nous cesserons d'etre des hommes, ou, contrairement au sentiment de Fichte, de Condorcet, de H. Spencer, de Fourier et d'autres encore, nous serous toujours obliges de veiller sur nous-memes, d'avoir de la resignation, de la force et du courage, de combattre au dehors et au dedans, de contenir nos penchants, de nous maltriser, de supporter la souflFrance et Tepreuve ; ce qui revient a dire que Thomme ne sera jamais veritablement homme sans la vertu. En ce point, qui est fondamental, Thomme d6finitif ne diflF6rera ni de Thomme actuel, ni de Thomme primitif. Si la vertu, comme nous Tavons dit, ne pent grandir par Taccumulation de produits anterieurs, ni se transmettre, comme un capital croissant de generation en generation, au sein de Thumanite, elle ne pent pas non plus sortir des ames et quitter la terre saps le plus irreparable prejudice pour les individus et, par consequent, pour la society elle-meme.

Non-seulement nul progres intellectuel et social ne nous dispenserajamais.de la vertu, mais peutetre le minimum de force morale, sans lequel nuUe soci6te ne pourrait se soutenir, devra-t-il s'elever davantage, au fur et h mesure des prosres de la civilisation materielle et de la demo-

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