‹ Morale et progrèsChapitre 12 sur 199 · CHAPITRE PREMIER H · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER H

aucuQ prix, et sans jamais perdre la forme humaine, qu'ilnelui plait pas d'6chaager contre au- . cune autre *. On dirait meme qu'une sorte de patriotisme le retient attache a cette humble planete qui est le berceau et la demeure de Thumanite. Du moins ne paralt-il pas 6loigQ6 de considerer commedeveritablestransfuges, commo des deserteurs et des traitres, ceux qui aspirent a quelque autre s6jour pour I'humanite transfiguree.

Pour nous, quelle que soit la multiplicitS des terres repandues dans Tespace^ nous n'en eonnaissons qu'une, la ndtre, qui soit la demeui^e de Thumanite et le champ du progres. Y a-t-il, ou n'y a-t-il pas, quelque part dans I'univers, des animaux plus parfaits que rhomme?.Nous ne le savons pas, et personne sans doute ne le saura jamais, a moins de quelque revelation surnaturelle sur laquelle nous ne comptons guere.

Avouons-le, a notre honte, les ailes nous manquent pour nous elever aussi haut que Charles Bonnet ou Jean Reynaud et M. Flammarion, et pour voler, comme eux, d'etoileen^toilc; nous ne nous sentons pas meme tie force a aller jusque dans la lune ; tant nous retiennent attache h la terre ces semelles de plomb recommandees par Bacon I

Meme en laissant de c6te les astres^ les visions

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