CHAPITRE ONZIEME
C'est alors que s'insinue dans les coeurs eelte maxime, fatale a la grandeur et a la duree des nations, que la oil Ton est bien, Ik est lapatrie;. c'est alors que le patriotisme, cette forteresse morale d'un peuple, qu'aucune autre, de pierre ou de fer, ne saurait remplacer, va en s'afFaiblis-. sant et s'^teint au milieu des risees des epicuriens, des sceptiques, des laches, des humanitaires et des socialistes. Maudissons encore une fois ces pr6tendus sages, j'ose dire ces traitres a la patriCy qui ont travaill6 a detruire chez nous les vertus et les 16gendes militaires, les traditions nationales, rhonneur et le culte du drapeau, comme pour nous livrer un jour plus sArement sans defense en proie k Tetranger.
D6jiil y avait, au xvni* siecle, de ces philosophes humanitaires, les predecesseurs et les peres de ceux qui, de nos jours, devaient tant contribuer, pour leur part, a notre d6faite. C'est a eux que Rousseau indigne lancait ce sarcasme qui va droit aussi aux humanitaires de ce temps-ci : « Defiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu'ils d^daignent de remplir autour d'eux. Tel philosophe aime les Tartares pour etre dispense d'aimer ses voisins *. » Combien aujourd'hui, ajouterons-nous, aiment mieux, nous ne